01/03/2013

Dragon noir

Alix, du Collège Saint-Quirin de Huy, me demande un dessin de dragon noir. Il y en a déjà un dans la rubrique "Dragons nordiques", posté il y a longtemps et réalisé il y a plus longtemps encore. Je le replace ici, Alix, dans une meilleure définition et avec un fond coloré.

Dragon-noir-!

 

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25/02/2013

Influences

Pour répondre à la question de Mathilde P. sur mes auteurs fétiches, mes influences, un petit texte écrit voici quelque temps à la demande d'une bibliothécaire :

Des livres qui m’ont donné envie d’écrire, il y en a quelques dizaines, au bas mot. Mes dieux, en littératures, sont Stendhal, Melville, Conrad, Stevenson, J.M. Falkner, Patrick O'Brian, Malcolm Lowry, Lawrence Durrell, Garcia Lorca, Constantin Cavafy… et encore pas mal d’autres, bien sûr. Mais si je dois dire le livre qui m’a le plus inspiré pour écrire BJORN LE MORPHIR, je pense que c’est Les Trois Mousquetaires, du père Dumas. Longue histoire structurée en cycles ; l’amitié comme thème central ; intrigues à rebondissements ; attention portée aux odeurs, au boire et au manger, à la sensualité au sens large… tels sont les aspects de l’oeuvre qui m’ont marqué, je pense. J’en ajouterais un dernier, peut-être le plus important pour moi : l’évolution des personnages. Chez Dumas, un caractère n’est jamais figé ; il se modifie sans cesse, au gré des événements – comme dans la vie. Dans Le Vicomte de Bragelonne, dernier volet de l’œuvre, on a la surprise de découvrir un nouveau D’Artagnan : déçu par l’existence (ses mérites n'ont pas été suffisamment récpompensés), le héros s’est aigri. Ce trait m’avait beaucoup surpris à la première lecture (j’avais 15 ans) ; à mes yeux, l’histoire gagnait encore en vérité. « Il y aurait là un exemple à suivre », avais-je pensé dès cette lointaine époque. Ce que j’ai essayé de faire ensuite, au modeste niveau qui est le mien.

Thomas Lavachery 

portrait Dumas

Alexandre Dumas (1824-1895)

D'Artagnan.jpg

D'Artagnan, illustration de J.A. Beaucé et F. Philippoteaux (1852)

09:59 Écrit par Thomas Lavachery dans Questions des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/02/2013

Mon bureau

En réponse à la question de Mylène, qui désire savoir dans quel lieu je travaille, voici un acticle que j'ai écrit il y a deux ou trois ans. Je ne sais plus qui me l'avait demandé ni s'il est paru quelque part...

Mon bureau

Sur le bord de la table, tel un funambule, il y a mon chat, le compagnon de mes journées d’écriture. Il se nomme Panku, mot par lequel les Indiens Jivaros désignent un chaman particulièrement doué. Panku jette un œil au fond d’écran de mon ordinateur et à l’image de Gene Tierney, actrice hollywoodienne de la grande époque – la belle des belles, selon moi. Mon grand-père, archéologue, conservateur de musée, était surtout un amoureux des arts premiers. Collectionneur, il a entres autres possédé la statuette Chimu (Pérou préhispanique) dont Hergé s’est inspiré pour dessiner le fétiche arumbaya de l’Oreille cassée. J’ai hérité de la passion grand-paternelle et moi aussi je m’entoure d’œuvres du bout du monde. Sur le meuble noir : un masque heaume de Papouasie, objet en relation avec la culture de l’igname. Trois autres masques en vannerie de même origine sont pendus au mur, entourés, à gauche, d’une photo de Paul Léautaud (l’écrivain qui préférait les bêtes à ses semblables) et, à droite, d’un portrait de Claude Lévi-Strauss. Au-dessus des masques : un paysage de l’Île de Pâques peint par mon grand-père. Toujours sur le mur : des figurines en bouchon (un gendarme, un loup et un ours) d’inspiration populaire – je les ai faites lors de mes dernières vacances dans le Lot. La photo de mon père (béret blanc, gueule d’acteur), est accrochée au-dessus de l’ours, promiscuité qui n’a aucune signification : papa était le plus aimable des hommes. Les tableaux par terre et celui qui est derrière le masque heaume sont des réalisations personnelles abstraites, des choses que je peins dans un état second, sous l’emprise de la musique et du chocolat à l’orange.

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Mon antre (photo Bernard Hublet)

16:09 Écrit par Thomas Lavachery dans Questions des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/02/2013

Conseils pour écrire

Beaucoup de lecteurs, d'élèves, d'étudiants... me demandent - et demandent à mes collègues auteurs - des conseils pour écrire. Voici la réponse que j'ai faite dernièrement à Paul, 19 ans. C'est bien sûr une réponse sommaire, qui est très loin d'épuiser la question. Néanmoins, elle pourrait intéresser certains d'entre vous...

Cher Paul,

Voici les conseils que je donne généralement à ceux qui ont envie de se lancer dans l’écriture romanesque :

- Lire beaucoup, et surtout relire. Même si l’on ne lit pas nécessairement en prenant des notes, il y a des tas de petites ficelles, de procédés d’auteur qui nous apparaissent – parfois même, nous les enregistrons inconsciemment. C’est là une école essentielle, et tous les romanciers l’ont suivie. Tous, sans exception, ont développé, grâce à la lecture, ce regard de prédateur en se nourrissant du travail des grands devanciers. Observer ce qui ne fonctionne pas dans un texte est également très instructif, bien sûr. Notre technique, notre esthétique personnelles se forgent en grande partie de cette confrontation avec les textes. 

- Commencez par des textes courts, nouvelles ou contes. Un roman est une longue entreprise qui peut décourager au début. Plus important encore : on apprend plus en écrivant dix nouvelles de vingt pages qu’en rédigeant un premier roman de deux-cent pages. C’est du moins mon sentiment. Chaque nouvelle expérience vous fait monter une marche…

- Ecrivez tout les jours, et n’importe quoi : articles sur des sujets qui vous tiennent à cœur, journal… Vous pouvez même vous essayer à l’écriture automatique. Car il faut que l’action de rédiger devienne aisée, que les phrases vous arrivent sans difficulté. Si vous peinez à aligner les mots, si votre plume est laborieuse, alors mieux vaut ne pas vous lancer dans un texte de fiction. Les autres difficultés sont tellement nombreuses que celle-la, au moins, doit être dépassée. 

- Ayez toujours en tête que des milliers de romans, de nouvelles, existent. Astreignez-vous donc à l’originalité. Quand mon fils m’a demandé une histoire avec des trolls et des dragons – Bjorn le Morphir –, il m’est d’emblée apparu que j’allais m’engager dans des sentiers très battus. J’ai donc essayé de renouveler les choses, en créant, par exemple, des demi-trolls sympathique, histoire de prendre le contre-pied du stéréotype. Je ne prétends pas avoir révolutionné le genre, ni même être parvenu à me démarquer véritablement (au lecteur de juger), mais en tout cas je m’étais fixé cet objectif. Et ma saga s’en est bien trouvée, de cela je suis convaincu.

- Autre point crucial : la logique. Le lecteur, comme le spectateur, est avide de logique. Il faut que l’histoire se tienne, que les personnages, les scènes soient crédibles. Nous autres romanciers passons notre temps à convaincre nos lecteurs. Rendre nos histoires crédibles suppose un état d’esprit permanent, presque une seconde nature. Nous développons un petit radar qui est censé faire bip, bip à chaque fois qu’un élément cloche. Je dis qu’il est supposé le faire, car bien sûr il ne marche pas toujours. Et puis les lecteurs ne sont pas tous pareils sur le plan de la crédulité. Certains s’avouent incapables d’entrer dans une histoire fantastique, par exemple. J’en rencontre régulièrement. Contre cela, on ne peut rien. Mais on peut veiller à ce qu’une logique rigoureuse préside à l’intérieur d’un monde imaginaire – et cette rigueur contribuera à vous attacher un lectorat.

- Dernier point (après j’arrête, car je ne voudrais pas vous faire peur) : commencer peut-être par une histoire dont le protagoniste, votre héros, a rapidement un objectif clair, qu’il poursuivra tout au long de l’histoire. Et sur le chemin qui le conduira vers cet objectif, mettez des obstacles, de plus en plus grands si possible. Comme je le dis souvent en manière de blague : l’histoire d’une fille à qui tout réussi, jolie, bonne en classe, ayant un petit ami super et des parents adorables, cette histoire risquerait d’être bien ennuyeuse… sauf si une grosse tuile lui tombe sur la tête. Problèmes, conflits, méchants… ces éléments constituent le fond de commerce des raconteurs d’histoire. Un conseil de lecture : La dramaturgie, de Yves Lavandier. J’ai énormément appris dans cet ouvrage qui s’adresse aux scénaristes, aux dramaturges, mais qu’un romancier peut lire avec profit.

- Allez, une tout dernier conseil. Soignez vos personnages, surtout les principaux, cela va de soi. Qu’ils soient riches psychologiquement, donnez-leurs des traits singuliers, plusieurs facettes… Faites-les évoluer, aussi ! Dans la vie, les gens changent, ils sont différents en fonction des situations. Il est également intéressant de faire évoluer les relations entre les héros. « On ne reste que par les personnages », disait Balzac (je crois). C’est un tantinet exagéré… un tantinet seulement.

Bonne soirée, cher Paul. 

Tous mes vœux de réussite dans l’aventure que vous allez entreprendre.

Thomas Lavachery

La dramaturgie nouvelle édition.jpg

La dramaturgie, livre précieux également pour les romancier

19:29 Écrit par Thomas Lavachery dans Questions des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/02/2011

2 questions collectives

Très cher Mr Lavachery,

Nous voulons vous poser deux questions. Merci de nous répondre quand vous le pourrez. 1. Parmis tous vos personnages, dans lequel vous vous identifiez le plus ? 2. D'où vous êtes venue l'idée du mot "morphir" ? Louise, Oriane, Dana, Laura, Raphaël, Nathan, Noam, Ariel, Sascha, Noy, Leo, Emilie, Nitzan, Noa, Maeva, Max et Nathan. A jeudi dans notre école !


Hello vous tous,

C'est à Bjorn que je m'identifie le plus, logiquement. Sa façon de voir le monde, ses rapports avec les autres, ses doutes - tout cela me ressemble assez. Pour les aspects héroïques du personnage, il s'agirait plutôt de ce que j'aimerais être ou pouvoir accomplir. Je n'ai rien d'un héros ! Cela étant, je m'identifie un peu à tous mes personnages. Un romancier est un peu comme un acteur qui interpréterait tous les rôles d'une pièce et qui, pour y parvenir, donne une part de lui-même à chacun d'eux. Pendant le temps de l'écriture, je m'identifie aussi à mes méchants...

Morphir est un terme inventé, bien sûr ; je l'ai forgé sur la base du mot "métamorphose".

Salut à tous et à jeudi !

Thomas

09:56 Écrit par Thomas Lavachery dans Questions des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/09/2010

Questions de Jocelyn sur l'adaptation BD, tome 2

Bonjour Thomas Lavachery, c'est Jocelyn. C'était pour vous dire que j'ai lus Bjorn le morphir 2 (BD), et j'suis content de cette adaptation parce que faire rentrer le premier tome et une partie du second n'a pas dut être chose facile. Même si je trouve dommage que le passage où Bjorn demande à Svartog d’être son ami pour la vie par la lettre de sentence, au lieu de le condamner. Pour moi cet extrait ma semblé très important en ce qui concerne leur amitié. Il faut dire que j'adore ce moment. Sinon, super! Et j'ai une petite question, il a était absent à la porte des Enfers mais où est passé grand-père Sigur?

Bye. Jocelyn Leho 14 ans, Le Mans.

Hello Jocelyn,

Je suis ravi que tu apprécies la deuxième tome des aventures de Bjorn en BD. Le passage avec Svartog sur la Terrasse des combattants a été raccourci, c'est vrai, et le grand-père Sigur a été supprimé pour l'instant - il apparaîtra plus tard dans la BD. C'est toujours la même chose, le même problème : il faut raccourcir quand on adapte un roman. Et les choix sont difficiles, crois-moi ! On supprime tel épisode, tel personnage parce qu'il est impossible de tout mettre. Alors, bien sûr, les lecteurs de l'œuvre originale ne sont pas toujours heureux. Il regrettent l'un ou l'autre de leurs moments préférés, comme toi, mais c'est le jeu. Moi aussi, quand je vais voir un film tiré d'un roman que j'ai aimé, j'ai des regrets - quand ce n'est pas pire que cela. Enfin, l'important c'est que tu sois content dans l'ensemble !

Je te serre la main.

Thomas



15:03 Écrit par Thomas Lavachery dans Questions des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les poèmes bjorniens

Question de Andy concernant les poèmes et chansons figurant dans la saga :

Bonjour monsieur Lavachery, ça serait pour une question à propos de Bjorn le morphir. J'aime beaucoup les poèmes et les chansons qui figurent dans la plupart des volumes. Est-ce vous qui les inventez, ou est-ce tiré de la réalité? En tout cas, j'aime beaucoup les poèmes de Ketill Le Rouge et des autres.

Bien cordialement.

Bonjour,

Merci pour ton message. Je suis très heureux que tu apprécies les poèmes bjorniens. C’est moi qui les compose et j’y trouve toujours un réel plaisir. Je ne m’inspire en rien de la poésie nordique, ou scaldique, qui est très belle mais très complexe, hermétique. Mes sources d’inspirations sont donc ailleurs : ce sont mes poètes préférés du XXe siècle. Un exemple. Tu te souviens du poème de Ketill en l’honneur de Dar, dans les enfers I :

Quel montagnard en montagne !/Quel cavalier en campagne !/Quel capitaine à la tête/De l’armée des conquêtes…

Eh bien je me suis inspiré pour l’écrire du Chant funèbre à Ignacio Sánchez Mejías, de Federico Garcia Lorca, mon poète préféré. C’est un long texte écrit après la mort de Sánchez Mejías, ami du poète, tué dans une corrida à Manzanaès en 1934.

Toutes mes amitiés !

Thomas

10:19 Écrit par Thomas Lavachery dans Questions des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/09/2010

Question de Cyrielle sur les pouvoirs de Hughinn et de Daphnir

Hughinn.jpg

Bonjour monsieur Lavachery c'est Cyrielle.
Voila hier je me suis posée 1 autre question enfin plutot 2
La première c'est celle-ci: pourquoi Hughinn le corbeau sais parler? Car je pensait qu'il n'y avait que les dragons noir qui en était capable.
Et la deuxième: comment Daphnir fait-il pour "dresser" ainsi les autres dragons? D'accord c'est un noir mais je ne voit pas vraiment comment il fait.
J'espère que vous pourrez me répondre
Amicalement
Cyrielle E.

Hello Cyrielle,

J'avais bien reçu ton message mais je n'ai pas pu te répondre tout de suite. Hughinn est un animal extraordinaire, surnaturel, qui parle - c'est ainsi, il n'y a pas d'explication. Lui et Daphnir sont les deux seuls animaux parlants qui vivent à l'époque de Bjorn, ce qui va d'ailleurs les rapprocher, comme tu as pu le voir dans le Jarlal.

S'agissant du pouvoir de Daphnir sur les autres dragons, c'est de l'ordre de l'instinct. Le dragon noir est les dragon suprême, en quelque sorte, celui qui a le plus de pouvoirs. Les autres sentent sa supériorité et sont troublés par sa présence. Et s'il pousse sa curieuse mélopée - voir l'épisode des enfers IV, face à Rooknir -, ils sont subjugués et se soumettent à lui.

J'espère que ces réponses te satisferont. Quoi qu'il en soit, dans un récit fantastique, tout ne s'explique pas - ce qui ne veut pas dire que l'auteur ne veille pas à conserver sans cesse une forme de logique.

Amitiés !

Thomas

10:33 Écrit par Thomas Lavachery dans Questions des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Question de Jocelyn sur les parents de Daphnir

Bonjour Thomas Lavachery, plusieurs fois dans les aventures de Bjorn vous soulignez le fait que les parents de Daphnir sont inconnus, est-il prévu un changement de se coté? Jocelyn Leho 14ans, Le Mans.

Bien cordialement,

Hello Jocelyn,

Non, je ne prévois aucune révélation concernant les parents de Daphnir. On ne saura jamais qui ils sont. Seule chose à dire, mais qui est déjà évoquée dans les livres (je ne sais plus où), c'est que l'œuf d'où Daphnir est sorti était vraisemblablement très ancien. Et l'éclosion de Daphnir après des années et des années passées dans sa coquille, au fond de l'eau qui plus est, constitue un miracle...

Je te serre la main.

Thomas

10:16 Écrit par Thomas Lavachery dans Questions des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/09/2010

Question de Cyrielle sur Snorri

Cyrielle m'a récemment interrogé sur le destin de Snorri le Morphir : elle voulait savoir comment il est mort. Voici ma réponse :

Hello Cyrielle,

C'est vrai que je n'ai encore jamais dit comment était mort Snorri. Alors pour toi, voici les faits : Snorri le Morphir est mort en 1006, sous le règne de Erik le Noir (père de Harald), lors d'une expédition de pillage sur les côtes saxonnes. Il a reçu une flèche dans le cou...

Amitiés.

Thomas

11:40 Écrit par Thomas Lavachery dans Questions des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Question de Jocelyn sur l'adaptation BD

Bonjour Thomas Lavachery, c'est Jocelyn. Vous vous rappeliez un jour je vous avais posée une question sur l'adaptation du roman en bande-dessiné. Sur le fait que des personnages manquaient. J'ai une autre question maintenant. Puisque Bjorn aux enfers tome 1 en bd va sortir l'année prochaine. Je suppose que Bjorn aux armées suivra les enfers et voilà ma question. Inge été absente dans Bjorn le morphir version Bande dessiné mais dans le roman des armées son personnage est plus présent, (pas autant que les autres personnages mais elle prend plus d'espace dans l'histoire). Alors je me demande si elle sera là dans la version Bande dessiné et comment va t'elle s'incrusté dans l'histoire ? Bye bye.

Bien cordialement,

Jocelyn

Hello Jocelyn,

Ingë est dans la BD ; c'est Lala qui est absente. Et je ne pense pas que ce sera un problème de faire entrer la sœur de Sigrid (qui pouvait être dans l'Aggafjord pendant les événements relatés dans le tome 1 de la BD) dans l'adaptation des Armées. Cela dit, rien n'est sûr en ce qui concerne cette dernière adaptation : l'accord avec Casterman, l'éditeur, ne porte pour l'instant que sur Bjorn le Morphir et les enfers...

Toutes mes amitiés !

Thomas
 

 

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20/09/2010

Une question de Nathan

Voici une question de Nathan, qui remonte à quelque temps déjà, et ma réponse pour suivre :

Cher Thomas,

En relisant le tome 4 de Bjorn aux enfers, la reine bleue, il m'est venu une idée.
Le balafré, un detenu, rend un culte a Bjorn. Or, à sa mort, une personne est jugée par le dieu qu'elle a le plus vénéré au cours de sa vie. Serait-il possible que Bjorn ait un jour la charge de juger le balafré après sa mort en tant que dieu ?

Hello Nathan,

Je t'avoue que je n'avais pas pensé aussi loin. Ton idée prouve que tu es un lecteur extrêmement fin et attentif. Cela dit, pour moi, Bjorn n'est pas un dieu, même s'il a des pouvoirs qu'on pourrait qualifier de divins. A priori, je ne pense pas l'installer un jour dans le rôle de Juge suprême...

Je t'adresse mes chaleureuses amitiés.

Thomas

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Une question de Cyrielle

Cyrielle, 14 ans, vient de terminer Bjorn aux armées I. Et elle me demande pourquoi je n'ai encore jamais parlé de la famille de Svartog. Voici la réponse que je lui ai faite :

Bonjour Cyrielle,

Merci pour ton message, qui me fait chaud au cœur !

S'agissant de Svartog, c'est vrai qu'on ne parle jamais de sa famille. Le seul personnage mentionné, en maintes occasions, est Paderbok, son grand-père voyageur, hirogwar célèbre. En fait, les parents de notre Longs-Bras sont morts quand il était petit et il est enfant unique. Il était donc très seul, affectivement parlant, avant de rencontrer Bjorn, Sigrid et Ketill...

Peut-être un jour évoquerai-je l'enfance de Svartog, son enfance d'orphelin. Je te remercie de m'y faire penser car je trouve que ce serait une très bonne idée.

Toutes mes amitiés.

T.L.

 

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16/09/2010

Une question de Jocelyn

J'inaugure cette nouvelle rubrique avec une question de Jocelyn, du Mans, concernant l'adptation en bande dessinée de Bjorn le Morphir :

Bonjour Thomas Lavachery,

J'ai une question qui trottine dans ma tête depuis longtemps. Pourquoi Lala la sœur de Sigrid et Helga fille de ghizur ne sont pas apparent dans la bd de Bjorn le morphir
J’espère que tout va bien du coté de Bruxelles. Car quand je vois au info tout ce qui se passe en belgique, je peux pas m'enpeché de penser a vous.

Jocelyn 14 ans; Le mans.

Hello Jocelyn,

Quand on adapte un livre en BD ou pour le cinéma, on est obligé de sacrifier pas mal de choses, simplement pour des raisons de place. On laisse tomber des scènes, des épisodes - parfois tout un pan du récit, et c'est normal, parce que c'est impossible de tout faire entrer dans 60 planches ou 90 minutes de film. Il arrive aussi qu'on décide d'abandonner un personnage, ou plusieurs, pour les mêmes raisons. Quand Thomas Gilbert m'a demandé si j'étais d'accord qu'il supprime Lala, arguant du fait qu'elle servait assez peu l'action, j'ai tout de suite accepté - idem pour Helga. Ce qui n'est pas acceptable, c'est qu'un scénariste change l'histoire, en détourne le sens, rajoute des choses qui ne sont pas dans l'esprit du livre... Là, on peut parler de trahison.
J'ajoute ceci, car je ne voudrais pas que tu imagines qu'adapter un roman consiste uniquement à résumer, à trancher dans le récit. Il s'agit surtout de réécrire l'histoire afin exploiter au maximum les possibilités offertes par la bande dessinée. Au début du premier album, par exemple, Thomas a décidé de donner à la neige une forme vaguement humaine. C'était intéressant visuellement, et je cautionne son approche. Mais je ne regrette en rien l'option que j'avais prise dans mon texte, et qui consistait à éviter tout anthropomorphisme. Autre exemple : le duel entre Dar et Bjorn. Thomas lui a donné une importance beaucoup plus grande, en terme de place, que je ne lui en accordais dans le roman. C'est son instinct d'homme de l'image qui a parlé, et je pense une fois de plus qu'il a eu raison. Dernier exemple : Sigrid a les cheveux roux dans la BD, et non blonds comme dans le roman. Thomas a fait ce choix afin de la singulariser et de la faire ressortir à l'image. De surcroit le roux symbolise parfaitement son tempérament de feu. Quelques lecteurs ont critiqué ce changement, pensant que c'était une "erreur", mais ce n'est pas ça du tout. Pour moi, c'est même tout le contraire : une bonne idée !
J'espère que ma réponse pourra t'éclairer. Je comprendrais, car c'est ton droit, que tu ne sois pas d'accord avec les choix que nous avons faits...

Toutes mes amitiés.

Thomas

11:06 Écrit par Thomas Lavachery dans Questions des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Une nouvelle question de Jocelyn

Bonjour Thomas Lavachery,

J'ai regardé votre entretien vidéo sur l'école des loisirs. Vous avez parlé d'un troisième cycle des aventures de Bjorn (Bjorn en terre surprise, je crois). Avez-vous déjà imaginé, penser ou meme écrit ce que cette nouvelle aventure racontrait? Et peut on dire que Bjorn en terre surprise sera la suite de Bjorn aux armées? Si oui, je suis très heureux de l’apprendre.

A la prochaine Jocelyn 14 ans, Le Mans.


Bonjour Jocelyn,

Je viens de t'envoyer un message vide, désolé.
Je réponds maintenant à ta question. L'interview que tu as vu remonte à quelques années, et j'avais, à l'époque, l'idée d'écrire un troisième cycle une fois que celui des Armées serait terminé. Je voulais envoyer Bjorn en Amérique, dans une Amérique à ma sauce, si je puis dire, que j'avais appelée Terre-Surprise. L'idée était la suivante : Snorri le Morphir est allé en Terre-Surprise autrefois, accompagné de sa femme Gurdun. Celle-ci est morte là-bas et il a commis l'erreur de l'enterrer sur place. Pourquoi est-ce une erreur : parce du coup l'âme de Gurdun se retrouve dans les enfers de l'Ouest et non dans ceux du Nord. Snorri est donc privé de sa chère et tendre aux enfers et il se languit d'elle. Or il suffirait de ramener les ossements de Gudrun au pays pour que son âme soit transférée au royaume de Mamafidjar. Dans l'histoire que j'avais imaginée, Snorri charge Bjorn de cette périlleuse mission. Et notre morphir, accompagné de Sigrid et de Ketill le Rouge (et aussi de Gunnar, je pense), traverse l'Océan pour retrouver la tombe de dame Gudrun. Voilà. Seulement je ne suis plus certain d'avoir envie d'écrire cette aventure. Si je le fais, ce ne sera en tous cas pas dans la foulée des Armées, car j'ai d'autres projets, d'autres envies qui me taraudent.

Toutes mes amitiés, cher Jocelyn.

Thomas

PS: tes questions sont toujours intéressantes alors je me permets de mettre la dernière, avec ma réponse, sur mon blog.

 

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