20/05/2016

Bjorn le Morphir, édition poche

Poche-couv.jpg

Bjorn le Morphir, édition poche (2016)

Bjorn le Morphir, tome 1 de la saga, vient de sortir en édition poche. Nouvelle couverture, texte revu avec l'aide de Sophie Hofnung... il s'agit d'une réédition au sens plein du mot.

Sophie est un peu la spécialiste de Bjorn à l'école des loisirs. Elle est également traductrice, et non des moindres, puisqu'elle vient de remporter le prix Pierre-François Caillé pour sa traduction de Pierre contre ciseaux, roman d'Inès Garland publié à l'école des loisirs. Lire sur le sujet :

http://www.atlas-citl.org/prix-pierre-francois-caille-2015/

Daphnir.jpg

Daphnir, illustration de Bjorn le Morphir

Voici un texte récent où j'explique ma démarche concernant cette édition poche:

J’ai écrit Bjorn le Morphir il y a treize ans, autant dire dans une autre vie. J’avais déjà profité de la réédition illustrée (2010) pour repasser sur le texte, mais il s’était agi d’une relecture superficielle. Cette fois, à l’occasion de l’édition poche, le travail a été poussé plus loin avec la collaboration précieuse de Sophie Hofnung. Outre la correction des erreurs matérielles, j’ai voulu rapprocher ce premier texte des suivants, cela dans un souci de cohérence générale. Les mètres sont convertis en pieds, les kilos, en livres… – préférences que j’ai instaurées à partir du cycle des Armées. Plusieurs éléments non exploités dans la suite se voient supprimés tandis que l’une ou l’autre précision est apportée. J’ai quelque peu revu la ponctuation, discrètement retouché certaines phrases conformément à ma manière actuelle. Sophie a repéré des expressions par trop modernes pendant que je faisais la chasse aux anachronismes de fait. Ainsi ai-je remplacé le tabac par de l’inattaquable (historiquement parlant) lichen de pipe. Quant au demi-troll Dizir, dont Bjorn comparait l’aimable figure à une pomme de terre, il a désormais une trogne de céleri-rave.

Le dernier changement concerne les illustrations. La plupart ont été déplacées d’une page ou deux afin d’installer un décalage entre dessin et paragraphe illustré. Une légende-extrait vient rappeler la scène au lecteur. On gagne en cohérence, puisque toutes les illus n’avaient pas leur légende, et surtout en charme, le décalage dont je parle apportant sa petite plus-value vernienne.

Godinn.jpg

Godinn, illustration de Bjorn le Morphir

Le nouveau texte de 4ème de couverture:

La neige est méchante en cet hiver 1065, elle a décidé de s’en prendre aux hommes. Elle envoie ses légions de flocons géants sur le royaume du Fizzland afin d’engloutir les villages vikings. Son but est de faire mourir les habitants et de s’approprier leurs âmes…

Afin d’échapper à la Démone blanche, le jeune Bjorn et les siens se claquemurent dans la maison familiale. Tous se préparent à soutenir un siège qui risque de durer de longs mois.

Lors de cette épreuve terrible, chacun se révèle. Les uns montrent courage et abnégation, les autres sombrent dans l’égoïsme ou la folie.

Bjorn, quant à lui, se métamorphose.

Ce garçon au nez qui coule, timide et craintif, peu doué pour les armes, va brusquement se transformer en un combattant redoutable. Par quel miracle ? Bjorn serait-il un morphir ? Lui-même en doute.

http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-li...

Bjorn le Morphir.jpg

16:37 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU, Bjorn le Morphir, une saga | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/09/2014

saga

Signet-Bjorn

Une saga viking

J’ai créé le personnage de Bjorn le Morphir en 2002. Le premier épisode reprend les grandes lignes d’une histoire que j’avais racontée à mon fils aîné, Jean, quelques mois auparavant.

La série, écrite à la première personne, compte aujourd’hui six volumes publiés à l’école des loisirs :

Bjorn le Morphir (2004)

Couv Morphir illustré.jpgPrésentation de l'éditeur : La neige est méchante en cet hiver 1065, elle a décidé de s'en prendre aux hommes. Elle envoie ses légions de flocons de la taille d'un roc sur le Fizzland, avec pour mission d'engloutir les villages vikings et tous leurs habitants. Afin d'échapper à la Démone blanche, Bjorn et sa famille se claquemurent dans la salle commune de la maison de son père, Erik, le colosse sans peur. Tous se préparent à supporter un siège qui risque de durer de longs mois. Lors de cette épreuve exceptionnelle, chacun va dévoiler son coeur et son courage. À l'exception de Bjorn. Lui ne se révèle pas, il se métamorphose. Ce jeune garçon timide et craintif, dont le nez coule comme une source, maigre comme un oisillon et pas très doué pour les armes va brusquement se transformer en un combattant redoutable. Par quel miracle ? Bjorn serait-il un morphir ? Lui-même en doute.

Bjorn aux enfers I : le prince oublié (2005)

077354.gifPrésentation de l'éditeur : "Je t'attends Morphir". Personne n'a oublié le message du roi Harald adressé à Bjorn à la fin de "Bjorn le Morphir". Un message aussi énigmatique qu'inquiétant. Quel genre de mission allait donc être confiée au jeune Viking ? Elle a de quoi faire frémir. Le souverain lui ordonne de descendre au fond de la terre afin d'arracher son fils, le prince Sven, à la cruelle Mamafidjar, reine des enfers. Cela n'a rien d'une promenade de santé, mme pour un morphir aux pouvoirs exceptionnels. Heureusement, Harald encourage Bjorn à s'entourer de compagnons de son choix. Un guerrier au coeur tendre, une fiancée pleine de fougue, un demi-hirogwar, une chèvre et un bébé dragon souffreteux feront donc partie du voyage. Lors de cette descente aux enfers, le jeune Viking va mettre à l'épreuve ses qualités de chef et se découvrir de nouveaux pouvoirs insoupçonnés.

Bjorn aux enfers II : la mort du loup (2005)

Couv enfers II.jpgPrésentation de l'éditeur : "Ce que vous avez traversé avant, toi et tes amis, ce n'était rien: une promenade de santé. Et je ne plaisante pas... "Malgré les avertissements du fantôme de grand-père Sigur, souvenez-vous avec quelle détermination le Morphir et ses compagnons s'étaient engouffrés dans le trou puant de la Porte des Enfers, à la fin du premier tome de "Bjorn aux Enfers". De l'autre côté, les galeries étouffantes ont cédé la place aux étendues glacées peuplées de créatures infernales... Les serpents de morve, les terribles aplatisseurs aux pattes en forme de pilon et les fouines suceuses de sang harcèlent les membres de la troupe. Bjorn et ses compagnons serrent les rangs, toujours prêts à risquer leur vie pour sauver l'un des leurs. Malgré leur bravoure, la traversée de ce premier étage des Enfers s'annonce impossible sans l'aide de ses habitants, les mystérieux Petchégols. Eux seuls connaissent les secrets des flammes grises, des âmes libérées et des aplatisseurs. Entre leur chef incontesté, la vieille Ama qui mène son monde avec une ferme douceur, et le jeune Bjorn le Morphir va naître une amitié au-delà des mots...

Bjorn aux enfers III : au cœur du Tanarbrok (2006)

Couv enfers III.jpgPrésentation de l'éditeur : "Le prince Dar possède une avance que tu ne pourras pas rattraper, ou alors il faudrait que tu te mettes à voler comme un oiseau..." Le fantôme de grand-père Sigur ne croyait pas si bien dire, quand il sermonnait ainsi le jeune Morphir, à la fin du second tome de Bjorn aux enfers. Après avoir pris congé des infernautes, Bjorn et ses compagnons se préparent à découvrir un nouvel étage des enfers. L'étage aux oiseaux. Il leur faudra croiser le fer avec les hérons, subir les assauts des terribles griffons ou encore éviter de donner prise aux voraces chenildars pour se rapprocher un peu plus de l'étage des supplices. L'enfer des enfers. Le Tanarbrok. Partout les précèdent les traces du passage de l'infâme Dar et de ses hommes. Et comme si cela ne suffisait pas, une autre épreuve attend Bjorn. Sigrid... Sa fiancée... Sa chère Sigrid a disparu...

Bjorn aux enfers IV : la reine bleue (2008)

E110065.gifPrésentation de l'éditeur : Bjorn, la cuisse transpercée, Ketill le Rouge, la face tuméfiée, Svartog le demi-hirogwar, blessé au ventre, et Sigrid épuisée... A la fin du tome III de Bjorn aux enfers, le morphir et sa bande sortaient victorieux mais terriblement affaiblis de leur combat contre le prince Dar. Pas de repos pour les braves, car le plus dur reste à venir. Il leur faut maintenant aller au bout de leur mission : traverser le sixième et dernier étage des enfers, affronter Mamafidjar sur ses terres et lui arracher le prince Sven. Gare ! La reine des enfers dispose d'alliés d'une trempe peu commune, les Yus, fils d'espadons et marins émérites, ainsi que les Elfes doués d'une résistance à toute épreuve. Bjorn aura-t-il assez de ses talents de morphir pour les affronter ? Pas si sûr... A moins de trouver en lui des ressources insoupçonnées, incontrôlables et terrifiantes... Le dénouement est proche, et voilà que résonne la prédiction d'Ama : "Deux des quatre périront." La mort plane sur Bjorn et ses compagnons comme jamais... La mort ? ou seraient-ce les morts ?

Bjorn aux armées I : le Jarlal (2010)

LavacheryBjornArmees1[2].jpgPrésentation de l'éditeur : L’agresseur portait un masque de la Saint-Magnus, une figure de diable, et un chapeau à cornes. Tandis qu’il poignardait Harald Ier, il riait à gorge déployée.
Un démon, pour sûr ! Après ce terrible attentat, le vieux roi viking est au plus mal et fait appeler le morphir à son chevet. À peine Bjorn a-t-il eu le temps de profiter de l’affection des siens, de sa gloire toute neuve et des cadeaux offerts par Harald Ier après son expédition victorieuse aux enfers, que le voilà reparti. Sans attendre, il galope à bride abattue vers la capitale avec, à ses côtés, son ami le demitroll Dizir.
Sur la route, les nouvelles sont préoccupantes.
Des troupes ennemies se massent aux frontières et les royaumes voisins s’apprêtent à envahir le Fizzland.
La guerre est imminente. Harald Ier doit se hâter de désigner un jarlal, un guerrier plein d’expérience qui le remplacera à la tête des armées. Ghizur-Loup-Blanc et Bardi le Borgne paraissent les meilleurs candidats au poste suprême. Pour Bjorn, cela ne fait aucun doute…
Et si le morphir se trompait ?

Bjorn aux armées II : les mille bannières (2012)

Couv.jpgPrésentation de l'éditeur : Bjorn, un puissant jarlal ? À le voir errer à moitié nu, sans escorte et sans épée, sale et épuisé, on pourrait en douter. Après sa défaite au bois d’Hallorn contre les mercenaires du roi Karl, le morphir a tout perdu. Mais il a retrouvé son frère, Gunnar. Les deux fils d’Erik ne se sont pas revus depuis trois ans, et pendant tout ce temps la jalousie de Gunnar n’a cessé de grandir. Mais la rivalité est-elle encore de mise quand le Fizzland est aux mains de l’ennemi ? Bjorn le jarlal a besoin d’aide. Il lui faut rejoindre les steppes de l’Est, trouver Tchortchi, un grand chef toundour dont il espère obtenir l’appui. Bjorn et Gunnar ne seront pas trop de deux pour traverser les territoires des Tyburides, des Belles-Personnes, des Zarques… des peuples aux coutumes étranges, aux intentions parfois belliqueuses. Il leur faudra d’abord s’enfoncer dans la forêt des Bannis, réputée pour ses pièges. Vite, le temps presse ! Cette odeur salée, cette odeur d’algues… Hafkell le mort-vivant est à leurs trousses !

09:56 Écrit par Thomas Lavachery dans Bjorn le Morphir, une saga | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/02/2013

Couvertures

À propos des couvertures

Les couvertures des livres, c’est très important. Les auteurs sont rarement consultés, car les éditeurs veulent éviter les propositions catastrophiques, anticommerciales. Cela peut se comprendre. En même temps, les graphistes chargés des couvertures ne font pas toujours un boulot génial – et d’abord ils ne lisent pas systématiquement les textes, loin s’en faut. Avec pour résultat que, parfois, l’illustration de couverture ne correspond en rien au contenu du livre. J’ai lu, il y a quelque temps, la correspondance de Tolkien, auteur du mythique Seigneur des anneaux – c’est publié chez Bourgeois (J.RR. Tolkien, lettres, 2005). Je me souviens d’une lettre à un éditeur américain où Tolkien évoque avec humour la couverture de Bilbo le Hobbit, laquelle montrait une scène saugrenue. Je ne sais plus ce qu’elle représentait, un sapin de Noël et des enfants... quelque chose du genre. Cela pour dire que les couvertures à côté de la plaque, ce n’est pas nouveau.

Avec Bjorn, j'ai une grande chance : l'éditeur accepte de me laisser mettre mon grain de sel. Et c’est mon ami et complice de longue date, Denis Roussel, qui se charge de toutes les couvertures. On me demande souvent pourquoi je ne les ai pas dessinées moi-même, mais c’eût été impossible, car les couvertures de la collection médium de l’Ecole des loisirs sont toujours des photos, en général retravaillées infographiquement. Un principe qui contribue à donner une unité esthétique à la collection.

Denis lit mes livres, il les apprécie – m’assure-t-il –, et nous discutons du projet pendant sa réalisation. Les images qu’il crée sont des évocations plus que des illustrations ; elles sont faites pour titiller l’imagination du lecteur sans l’encombrer : pas de portraits des héros, aucune scène trop reconnaissable…

Il s’agit de montages inforgraphiques où la plus grande difficulté, je pense, est de réussir à assembler des éléments disparates afin de produire une image crédible et cohérente. Ca demande de la technique, beaucoup de réflexion aussi.

 

BjornAuxEnfersIII-!!!!

Le troisième étage infernal pour la couverture de Bjorn aux enfers III. L'avant-plan est une forêt sud-américaine, si je me souviens bien. La montagne du fond est une vue de Bornéo. La silhouette sur la coline creuse, une photo de pygmée, représente Zulur, la petite femme de la forêt sans tête...

10:09 Écrit par Thomas Lavachery dans Bjorn le Morphir, une saga | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/02/2011

A propos du morphir

Bjorn-le-Morphir-A.jpg

Qu'est-ce qu'un morphir ?


Le terme morphir désigne une certaine classe de héros nordiques, la plus rare. Le morphir se distingue par l’évolution soudaine de son caractère et de ses aptitudes physiques : d’abord peureux et malingre, il se "lève" un beau jour pour devenir un guerrier d’exception.

Bjorn a appris l’art du combat la nuit – dans ses rêves – en affrontant un guerrier sans visage. Il se sert ensuite de ses nouveaux talents pour vaincre l’envoyé de la neige, le guerrier de glace, une action qui stupéfie son entourage. Bjorn était regardé comme un être faible et sans avenir, et voilà qu’il se bat comme un démon… Serait-il un morphir ? La question est posée par Hari le Pêcheur, serviteur de la famille. Le doute subsiste un moment. Au début, Bjorn lui-même n’ose pas croire qu’il est un morphir.

Arrive le jour où, ayant échappé à la neige, il affronte le prince Dar, meilleure lame du pays, en duel. L’épisode est compté à la fin du premier livre. Le jeune Bjorn vient à bout du prince (lequel est en réalité un loup-garou) sous les yeux du roi Harald, et son statut de morphir est reconnu par tous.

Le plus célèbre morphir fizzlandais est Snorri fils de Kar (952-1006). Auteur de nombreux exploits, il descendit aux enfers pour en ressortir, une année après, les bras chargés d’or. Son voyage infernal préfigure évidemment celui que Bjorn et de ses compagnons – Sigrid, Ketill le Rouge, Svartog l’hirogwar et le dragon Daphnir – effectueront plus tard, et qui est relaté dans le Cycle des enfers.

15:58 Écrit par Thomas Lavachery dans Bjorn le Morphir, une saga | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |