18/02/2014

Itatinémaux : un article de Lucie Cauwe

C1 Itatinémaux-web.jpgItatinémaux, mon livre de souvenirs, est paru le 14 février. Un article de Lucie Cauwe sur son blog à l'occasion de cette sortie: http://lu-cieandco.blogspot.be/2014/02/lsc-duite-par-les-ouistitis.html?spref=tw

 

09:37 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU, Mes animaux : un texte de souvenirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/02/2014

Mon nouveau livre

Itatinémaux

Mon livre sur les animaux de ma vie sort le 14 de ce mois chez Aden Editions. Un ouvrage qui me tient particulièrement à coeur, ma première incursion dans le domaine de l'autobiographie.

Voici le texte de la quatrième de couverture :

Félins, canidés, primates, reptiles et insectes ont partagé, furtivement ou de manière durable, la vie de l'auteur. Bestiaire affectueux, réflexion sur les rapports entre l'homme et ses amis à poils et à plumes, ce livre est aussi, et peut-être avant tout, l'histoire d'une jeunesse singulière.

C1 Itatinémaux-web.jpg

http://www.aden.be/index.php?aden=itatinemaux

 

14:41 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU, Mes animaux : un texte de souvenirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/02/2014

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Amis lecteurs et amis tout court, rejoignez-moi sur twitter :

 https://twitter.com/thomaslavachery

10:58 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/01/2014

Mon prochain livre : Itatinémaux

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(couverture provisoire)

Mon prochain livre ne sera pas un roman mais un livre de souvenirs dédié aux animaux de ma vie. Son titre Itatinémaux, est un mot inventé par ma soeur adoptive, Mee-Kyong. Originaire de Corée, elle déformait les mots français dans les premiers temps après son arrivée en Belgique. Ainsi, "Itatinémaux" était sa version de "Animaux".

Pour en savoir plus, allez dans la rubrique "Mes animaux : un texte de souvenirs".

Le livre sortira en janvier aux Editions Aden. Il sera illustré par mes soins. Voici un court texte de présentation dû à l'éditeur :

Itatinémaux est un texte de nature autobiographique original et particulier. Il parle des animaux domestiques, parfois un peu singuliers, de l’auteur, prétexte pour une mise en abyme de la vie de Thomas Lavachery dans sa relation à l’animal et… aux hommes.

Voir aussi :

http://www.bldd.fr/Store/ProductDetail.asp?ShowNew=True&a...

http://www.aden.be/

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Mon chat Panku, l'une des illustrations d'Itatinémaux

 

18:30 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU, Mes animaux : un texte de souvenirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/01/2014

Bjorn, des nouvelles de la série en BD

Certains lecteurs m’interrogent concernant les adaptations de Bjorn en BD, difficiles à trouver en librairie depuis quelque temps. La raison en est que la série va passer de chez Casterman au nouvel éditeur Rue de Sèvres, récemment créé par Louis Delas, DG délégué de l’Ecole des loisirs. La série connaîtra une nouvelle édition. Les 4 épisodes achevés seront réédités en 3 albums, dans un format plus grand (21X27,5 cm), avec de nouvelles couvertures. Autre nouvelle importante : le cycle des Armées sera également adapté dans un avenir que nous espérons proche.

En attendant ces sorties, et pour ceux qui voudraient se procurer les albums Casterman sans attendre les rééditions, des exemplaires sont encore disponibles sur Amazone, eBay… et chez certains libraires !

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Bjorn et ses compagnons aux enfers, vus par Thomas Gilbert

 

17:10 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU, Le morphir en BD | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/01/2014

Disparition de Jean Fabre

Jean Fabre, fondateur de l'Ecole des loisirs avec Jean Delas et Arthur Hubschmid, s'est éteint le 9 janvier. Lisez le bel hommage que lui rend Lucie Cauwe :

http://lu-cieandco.blogspot.be/2014/01/laa-ppris-le-deces...

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20:17 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/01/2014

Un nouveau roman à venir !

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J’ai terminé en août un roman moyenâgeux intitulé Ramulf ou la seconde naissance. L’histoire se passe à la même époque que les aventures de Bjorn le Morphir, plus au sud dans ma géographie imaginaire – dans ce qui correspond à la France, dirons-nous. C’est un texte de plus de 500 pages – mon plus long roman. L’histoire, pleine de péripéties, de personnages hauts en couleur, raconte la fuite d’un garçon de 18 ans plutôt balourd… et qui bien sûr révélera des ressources insoupçonnées. Il achète une singe au marché, et l’animal se moque outrageusement d’une poétesse, fille d’un duc. L’humiliation publique conduit la haute dame à la dépression et à la mort. Son amoureux, le terrible chevalier de Montluc, en conçoit une haine mortelle pour Ramulf et se lance à sa poursuite. Il est accompagné de six guerriers connus sous le nom de Cholériques, car ils ont survécu ensemble au choléra morbus… Les lecteurs de Bjorn ne seront pas dépaysés et trouveront même quelques petites connexions avec l’univers bjornien : allusion au prince Dar, mention des noix d’arfal, etc. Ce texte constitue pour moi une parenthèse, un pas de côté effectué avant d’entreprendre la rédaction du dernier Bjorn : Bjorn aux armées III. Les personnages de Ramulf ou la seconde naissance m’ont happé, aspiré sans que puisse rien faire pour résister. J’avais visiblement besoin d’une expérience différente (mais pas trop) avant de mettre un point final à la saga qui me hante depuis 10 ans déjà. Peut-être aussi y avais-je un besoin inconscient de retarder un peu les choses ? J’espère en tout cas que mon nouveau roman vous plaira et que vous ne m’en voudrez pas trop d’avoir laissé Bjorn temporairement. S’agissant de la date de sortie du livre, je ne la connais pas encore. Je vous tiens au courant. Et voici maintenant les premiers paragraphes de Ramulf ou la seconde naissance – un texte qui connaîtra encore des modifications, je le précise. C’est la version avant relecture par l'éditeur et les correcteurs.

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Le jeune chevalier, par Carpaccio

I. LE SINGE DAHAB

Ramulf se tenait devant la porte, dansant d’un pied sur l’autre dans la fraîcheur matinale. Son frère Philippe se montra enfin, vêtu d’un lourd manteau à capuche et appuyé sur sa béquille numéro 3, celle en bois de frêne, décorée de motifs serpentins. 

Philippe tendit une bourse à Ramulf. Il lui fit toutes sortes de recommandations, l’engagea à se méfier de la ville et des citadins, à ne pas parler aux inconnus… À dix-huit ans et deux mois, Ramulf se voyait traité comme un enfant. Il ne s’en formalisa pas. La piètre estime qu’il avait de lui-même justifiait à ses yeux l’attitude de son aîné.

Il longea l’écurie, l’étang aux grenouilles, s’engagea tel un funambule sur le chemin étroit qui menait à la chaussée antique. Il sentait sur lui le regard de son frère, comme une légère pression entre les omoplates. Dès qu’il fut hors de vue, il changea de direction pour entrer dans les bois. De sa démarche dandinante de jeune ours, il s’enfonça dans la pénombre, jetant maints coups d’œil par-dessus son épaule. Personne ne l’avait vu. 

Un papillon de nuit passa près de son visage et alla se coller sur un tronc. Ramulf lui adressa un sourire amical.

Il pénétra dans une clairière, espace vaguement rectangulaire, baigné d’une lumière blafarde. Le sol était parsemé de monticules aux tailles variées, la plupart affaissés et recouverts d’herbe. L’un d’eux, plus haut que les autres, se démarquait par sa couleur noire. Ramulf s’en approcha. Des insectes de l’ombre, perce-oreilles et autres carabes, se démenaient dans la terre fraîchement retournée.

Ramulf se recueillit devant la tombe de Cousine, la chèvre. Morte à quinze ans, l’autre dimanche, il l’avait toujours connue. Jamais d’histoires, jamais un mot plus haut que l’autre, Cousine avait été un exemple pour toutes les chèvres de Néris, le village. Un jour lointain, elle avait sauvé Ramulf en se couchant sur lui afin de le protéger d’un essaim en furie. 

Cousine aimait les cerises, les coings et la purée de glands. La musique l’inspirait ; elle dansait souvent lors des fêtes – quelques instants seulement, que les enfants du village attendaient avec impatience. Ils guettaient, ne la quittaient pas des yeux jusqu’au moment où, flegmatique, elle s’avançait vers le joueur de luth.

-Elle va le faire ! criaient les marmots. Elle va le faire !

Et en effet, Cousine exécutait quelques pas de sa façon, suscitant le rire et l’admiration.

Ramulf promena son regard sur la clairière, le cimetière secret de ses amis à poils et à plumes. Là, sur la droite, sous ce talus décoré d’épiaires, fleurs hautes, d’un beau rouge foncé, reposait l’âne Sulpice. 

Les ânes sont généralement de bonnes et braves bêtes, mais celui-là avait montré toute sa vie un sale caractère. Sournois, il lançait son sabot à la moindre occasion, visant surtout les chiens et les canards, qu’il détestait. Il avait également une dent contre ses congénères, raison pour laquelle il n’eut aucune descendance. Ramulf était la seule créature vivante qu’il appréciait ; il lui obéissait au doigt et à l’œil et lui manifestait son amitié par de grandes séances de lèche et de frotti-frotta. Philippe parla plusieurs fois d’assommer « ce diable de Sulpice » et de le manger en ragoût, mais Ramulf parvint toujours à lui faire ranger son gourdin. Grâce à lui, Sulpice était mort de sa belle mort.

À deux pas de la sépulture de l’âne s’élevait celle de Mélie, la poule, créature douce, résistante et prolifique. Elle était morte en pondant, l’œuf au cul, dans l’admiration et le respect général. 

Ramulf se souvenait avoir enterré Alain dans le même coin ; malheureusement, la tombe du vieux matou n’était plus visible. La pierre qui en marquait l’emplacement avait disparu, enfouie sous la terre et les herbes.

Eudes le sanglier domestique, Bertin le Jars, Sibille la truie… Ramulf eut une pensée pour chacun des trente-six habitants du cimetière. Puis il revint à Cousine. C’est sur un ton gêné qu’il lui avoua se rendre à la ville pour acquérir une chèvre.

-Philippe m’envoie acheter une bonne laitière parmi tes sœurs… Mais tu seras toujours ma préférée !

Il toucha la terre humide et s’en fut sans se retourner, honteux. S’il avait pu décider, il eût attendu longtemps avant de reprendre une chèvre. 

Il marcha droit vers le levant pour rejoindre la chaussée : un raccourci à travers bois. Des éphémères voletaient mollement au-dessus d’un ruisseau qu’il enjamba d’un bond. Les pièces tintèrent dans sa bourse. Il songea à Philippe. Son frère n’aurait pas admis ce qu’il venait de faire. Se recueillir sur la tombe d’une bique, quelle sottise ! L’amour que Ramulf portait aux animaux tenait même du sacrilège, selon Philippe, dont l’avis sur toute chose était respecté dans le royaume de Lotharingie. Philippe le Philosophe, Philippe le Docte… Il répétait bien souvent à son jeune frère que les bêtes, privées d’âme, n’avait qu’un rôle utilitaire. Dieu les avait créées pour offrir leur substance à l’homme et pour travailler sous ses ordres. « Il est permis de leur témoigner une certaine sympathie, mais sans dépasser les limites raisonnables, disait Philippe. Toi, tu les dorlotes, tu les ménages, tu les caresses, tu pleures sans retenue à leur trépas… Tu les aimes d’amour, mon pauvre Ramulf, et c’est là un péché ! »

Sur la large chaussée, Ramulf retrouva Artaud, colosse roux qui s’en allait au marché vendre son vin et son huile. Il conduisait un chariot à bœufs, véhicule trapu, flambant neuf, qui brinqueballait joyeusement. Artaud glissa sur sa banquette pour faire une place à Ramulf.

-Tu es en retard, mon grand. Allez, monte !

Les oiseaux saluaient le jeune soleil de leurs chants hystériques. D’autres paysans les rejoignirent pour former bientôt un véritable petit convoi. Chaque homme était armé d’un pieu ou d’une arbalète, voire des deux.

Artaud se mit à causer, du temps, de la récolte du miel, de la maladie tremblante d’un vagabond trouvé sur la place du village… Il utilisait des mots simples, articulait avec soin, répétait plusieurs fois les mêmes phrases… Comme la plupart des gens, il prenait Ramulf pour un simple d’esprit et s’adressait à lui en conséquence. « Philippe a pris toute l’intelligence ; Ramulf n’a eu que les miettes ». Voilà ce qu’on disait dans le pays. 

Épaule contre épaule, le corps tressautant, les deux compagnons aperçurent au loin le cloché de l’église du Catelet. Artaud discourait toujours, plutôt pour lui-même, car Ramulf n’écoutait plus. L’œil fixe, il semblait avoir perdu toute notion de ce qui l’entourait. Ces absences étaient fréquentes chez lui ; quand il se mettait à regarder dans le vague, la bouche pendante, les gens s’exclamaient avec bienveillance que Ramulf venait d’être « hameçonné par un ange ». 

 

Le règne de Lothaire VI approchait de son terme. Le roi, à cinquante ans, en paraissait quinze de plus. Il luttait toute l’année contre des catarrhes ; il était sujet aux coliques et aux douleurs de tête. Par deux fois, à la fin de l’hiver, il avait craché le sang. Ses jours semblaient comptés.

Or sa succession n’était guère assurée, puisque son fils unique, le prince Beuve, avait disparu aux frontières du sud, alors qu’il défendait le royaume contre une incursion de gueux organisés.

En attendant la fin prochaine du roi, les grands seigneurs levaient des troupes sans même se cacher. Des alliances se nouaient et se dénouaient dans les salles basses des châteaux. Une guerre s’annonçait entre les prétendants au trône, plus nombreux que les pions du jeu de merelle.

La fin d’un règne est bien souvent une période critique, un moment de l’histoire d’un pays, d’un peuple, où le chaos menace. On voit des maladies endormies emporter des villages entiers. Des incendies se déclarent en nombre, la terre tremble, il y a des tempêtes… La débauche se propage, touche des personnes au passé raisonnable ; les vagabonds, les brigands paraissent se multiplier, sortir du néant pour empoisonner la vie des bonnes gens. Sorciers et sorcières montrent une audace choquante, s’affichent au grand jour. Dans ce contexte, les prévôts et leurs soldats de l’ordre ont fort à faire pour rendre une justice qui devient de plus en plus expéditive.

Une dame de haut rang sillonnait le royaume en ces temps troublés. Jehanne de Foi, fille de duc, inventait des poésies, des chansons pieuses, qu’elle venait réciter sur les parvis des villes, les jours de marché, pour l’édification du peuple. Son escorte était composée de sept hommes de guerre, surnommés les Cholériques, dont le chef, Montluc, entretenait pour Jehanne une passion secrète.

Ce matin-là, Jehanne montait une élégante jument baie ; les sept l’entouraient, leurs capes sombres volant au vent. Montluc allait devant, raide sur sa selle, la mine impérieuse. Il avait la taille bien prise, une chevelure blonde, léonine, et un visage équilibré. C’eût été un bel homme si seulement il avait eu un nez. Ce qui lui en tenait lieu, minuscule appendice retroussé, gâchait son apparence et sa vie. Cette infirmité était à l’origine de sa méchanceté. Moins laid, il eût été un homme tout différent… peut-être. 

Pendant des années, Montluc avait vécu avec un faux nez en cuir, une espèce de bec effrayant. Il y avait renoncé depuis qu’il connaissait Jehanne. Et gare à celui qui le dévisageait ; il avait transpercé plus d’un malheureux dont le regard n’avait fait qu’effleurer sa figure disgraciée de Dieu.

Leur galop faisait un bruit d’enfer sur les pavés antiques. Les paysans les entendaient venir de loin et s’écartaient vivement avec leurs chargements. À leur passage, les femmes se signaient tandis que leurs époux serraient les dents. Les Cholériques n’avaient pas bonne réputation (c’est là un euphémisme). La moitié des choses qu’on racontait sur leur compte était fausse, sans doute, mais l’autre moitié eût suffit à terrifier les cœurs les plus fermes. Jason, le bras droit de Montluc, avait pour surnom « le tueur d’enfants » ; son frère, Gilles la Fleur, s’était rendu célèbre en mangeant de l’homme. Est-il besoin d’en écrire d’avantage ?

Jehanne leva le bras pour ordonner une halte. Elle guida sa jument vers un talus où se dressait un chêne centenaire ; son approche fit décamper une bande d’oiseaux noirs. Les Cholériques, restés en arrière, l’observèrent s’avancer avec lenteur, droite comme un « i » et plus fine qu’une brindille. 

La jument, levant très haut ses pattes avant (c’était un cheval dressé pour l’apparat), vint se placer sous l’homme pendu à la branche.

Le supplicié, jeune et fort, ne portait que ses chausses et un seul sabot. Sa mort devait remonter à une heure ou deux, guère plus. Cheveux bouclés, couleur cuivre, corps athlétique… il avait dû être beau.

Dans le regard de Jehanne, il n’y avait ni dureté ni pitié ; seulement de la curiosité. Ses grands yeux gris restèrent rivés à la vision sinistre pendant un long moment. 

-Pauvre pendu, Pauvre perdu… prononça-t-elle. Tu es encore beau, Pour l’heure présentable, Mais bientôt les corbeaux…

Brusquement, elle éperonna son cheval et rejoignit l’escorte. Montluc lui adressa un sourire qu’elle ne vit même pas, trop occupée qu’elle était à composer mentalement une nouvelle Chanson du pendu. Il existait déjà une vingtaine d’œuvres sur le sujet, dues aux ménestrels des générations précédentes. Le cœur de Jehanne était rempli de joie à l’idée de créer la sienne, qui, elle n’en doutait pas, serait supérieure à toutes les autres.

-Pauvre pendu, Pauvre perdu…

 

Au Catelet, les habitants des maisons à colombages pouvaient serrer la main de leur voisin d’en face depuis leurs fenêtres. Des garnements prenaient prétexte de l’étroitesse des rues pour bousculer les chalands, provocant des chutes et s’attirant des injures. Ramulf, qui dominait tout le monde d’une tête, progressait avec prudence, évitant les flaques de boue et les collisions. Les gens le saluaient, lui tapaient dans le dos ou lui pressaient le bras. Il n’avait jamais compris pourquoi des individus qu’il connaissait à peine, hommes, femmes, jeunes, vieux, fondaient sur lui pour le toucher. Tout innocent qu’il fût, il avait bien remarqué que ce traitement lui était réservé : personne ne se comportait ainsi avec Artaud, par exemple.

« Bah ! » songeait-il, fidèle à son habitude de ne pas chercher à comprendre.

Il arriva sur la place principale, noire de monde. Son œil fut attiré par les balles d’un jongleur qui volaient au-dessus des têtes. Il commença à se faufiler entre les étalages. 

Le tanneur Bertin se pencha en avant, au risque de renverser sa table, pour lui toucher la manche.

-Adieu Ramulf ! Quel bon vent t’amène, fils ?

-Je viens pour une chèvre. Notre Cousine… elle est…

Mais Bertin n’écoutait pas ; il s’était détourné pour s’occuper d’une cliente.

Ramulf dépassa les jongleurs et les acrobates ; il lui fallut pousser des coudes, se démener pour parvenir au centre de la place, sous la petite halle aux bêtes. Il y avait là des marchands de sel, des épiciers, des vendeurs de teintures… Ramulf apprit que les animaux avaient été relégués derrière l’église, dans le Jardin ouvert, lieu où les pauvres venaient recevoir l’aumône durant la semaine. Il s’y rendit, la main sur la bourse, car il avait surpris le regard louche d’un gamin qui lui collait aux sabots.

Dans le vaste jardin planté de pommiers, un éleveur de chiens ventait les mérites de ses gardiens de troupeau, bêtes de qualité, bien nourries, frémissantes. Plus loin, à côté de la commère Mahaut et de ses pondeuses, un inconnu vendait des mulets…

Augier s’était installé à l’extrémité du jardin avec ses chèvres. Adossé à un mur, l’air grognon, il mâchouillait une carotte livide. Il accueillit Ramulf d’un hochement de tête. En voilà toujours un qui ne viendrait pas lui tâter le bras.

Ramulf pouvait se tromper sur les gens, mais sur les bêtes, non. D’emblée, il devinait leur caractère. 

Les trois chèvres qui attendaient preneur étaient sans défaut. De bonnes laitières, à n’en pas douter, et qui donneraient leurs quatre chevreaux annuels. Mais aucune d’elles ne possédait ce petit quelque chose en plus annonçant une complicité comme celle qu’il avait connue avec la Cousine.

Ramulf resta planté là, les bras ballants. Ses pensées le ramenèrent dans un passé proche où Cousine l’accompagnait aux champignons. Un jour, à la Saint-Glaber, ils avaient pris un bain dans la rivière. La grande biquette blanche n’avait pas peur de l’eau ; elle nageait le cou dressé, comme un cygne, traçant son sillon en silence. 

Ils s’étaient allongés au soleil pour sécher tout en contemplant le miroitement de l’eau. Immobiles, heureux d’être ensemble…. Ils n’étaient rentrés qu’à la tombée du soir, le panier vide, s’attirant les remontrances de Philippe : « Où as-tu la tête, mon pauvre Ramulf ? À quoi passes-tu ton temps dans les bois, avec la vieille cornue ? »

Augier le chevrier posa une question courroucée, inintelligible, qui fit sursauter Ramulf.

-Je réfléchis, fit ce dernier en s’en allant à reculons.

Il alla s’asseoir sur un muret, sous l’œil amical d’un chat sans queue. Il entra en lui-même, ses pensées s’effilochèrent, pour ainsi dire, et il se retrouva dans ce néant intérieur où il se complaisait depuis l’enfance. 

-C’est Ramulf, le frère de Philippe le Docte, dit quelqu’un. Tu le connais ?

-Bien sûr ! fit une voix féminine. Le voilà hameçonné par un ange, hu ! hu !

Ramulf n’entendait pas. Il ne sentait pas non plus les mains effleurer son dos, ses bras. En ces temps reculés, les gens pensaient que le contact d’un simple esprit, de l’idiot du village, portait bonheur. Telle était la raison de ses attouchements multiples.

C’est Artaud qui, secouant Ramulf sans ménagement, le ramena à la conscience. Il l’entraîna vers un attroupement, se fraya un passage en tirant le garçon par la manche.

-C’est l’homme brun. Il est revenu !

-Oh ! fit Ramulf.

Ce marchand étranger, sabyssin ou berbouche, apparaissait au marché tous les trois ou quatre ans, au cœur de l’été, accompagné d’animaux rares. Ramulf compta six tortues dans une bassine de bois ; leur taille inusitée révélait une origine lointaine. Assis près d’un tambour coloré, un bélier produisait un son continu, une mélopée grave qui vous prenait aux tripes. De drôles de chiens, un renard nain, au pelage de neige, s’agitaient au bout de leur laisse ; ils avaient tous le même air égaré. 

« Leurs yeux sont fous », pensa Ramulf.

Un jeune seigneur discutait le prix de la plus grande des tortues. Il obtint la créature pour une somme raisonnable. Il se pencha pour la prendre, la souleva au-dessus de sa tête, tel un trophée, provoquant les rires de ses compagnons. Ramulf détesta ce geste. 

Il songea que le hobereau ne profiterait pas longtemps de son achat. Yeux chassieux, écailles ternes, la tortue avait un aspect qui ne trompait guère…

« Elle mourra dans la semaine. » 

Une dame d’âge mur, drapière de son état, fit l’acquisition d’une autre tortue.

Artaud indiqua un petit théâtre sur tréteaux à son compagnon. Les rideaux étaient tirés.

-Il est là, derrière !

-Qui ? s’enquit Ramulf.

-Un diablotin. Tu vas voir !

L’étranger joua du tambour. Le sourcil levé, il s’adressa à la foule rassemblée en ponctuant son discours de grands gestes emphatiques :

-Voulez-vous contempler, peuple d’ici, le mignon mignonnet, le diablotin précieux ? Il a quatre mains, un visage d’homme, l’intelligence de plusieurs chiens malins... Voulez-vous le voir, dites-moi ?

Il parlait avec un fort accent, en appuyant sur les « r ». Les gens étaient suspendus à ses lèvres.

-Est-ce que j’ouvre les rideaux ? Est-ce que je vous montre Dahab, la merveille des merveilles !

-Oui, montre-le ! cria Artaud.

-Oui ! oui ! oui ! scanda la foule.

-Alors, amis, gentes dames et beaux seigneurs, il faut mettre quelques pièces dans cet humble panier…

Il tendit une jolie corbeille teinte, qui se remplit rapidement de monnaie en bronze et en cuivre. Ramulf contribua comme les autres, passant outre un sentiment de culpabilité.

-On ne dira rien à Philippe, lui souffla Artaud.

L’étranger déposa la corbeille près des chiens aux yeux fous, sans doute pour la protéger des larrons. Il se saisit d’une viole naine et en tira des sons vibrants, d’une remarquable pureté. Il se mit à chanter dans sa langue, prenant plaisir à impatienter son monde.

-Vas-tu nous le montrer, ton trésor ? dit quelqu’un.

-On a payé, parbleu ! gronda un soldat de l’ordre en frappant son plastron.

Enfin, l’étranger daigna tirer les rideaux de son théâtre en réduction. 

 La créature qui apparut alors avait la taille d’un écureuil. Elle se tenait sur un perchoir, dos à l’assistance. Sa queue, plus longue qu’elle, ondulait telle un serpenteau. Le haut du corps était grisâtre, avec des reflets verts, tandis que le bas tirait vers le jaune.

-Dahab a été arraché à sa mère lorsqu’il était tout enfant. Il provient des forêts tièdes d’un pays sans nom situé au sud du Sud. Un homme à la peau noire l’a vendu à un autre homme noir qui l’a cédé au frère de ma digne épouse. 

Comme Dahab persistait à montrer son dos, l’étranger fit tourner le perchoir ; aussitôt, l’animal pivota sur lui-même pour se retrouver dans sa position antérieure. Il y eut des rires. 

-De quelle sorte de créature s’agit-il ? demanda Artaud. 

-C’est un singe, répondit Ramulf, devançant l’étranger.

-Un singe, en effet, confirma ce dernier. Le grand jeune homme a raison. Rares sont les personnes qui, dans le royaume de Lotharingie, connaissent ce mot : singe… Le singe est aussi nommé quadrumane, anthropouce ou baba. Tu es un érudit… quel est ton nom, garçon ?

-Ramulf, dit Artaud. Son frère, Philippe le Docte, est un savant universel…

-J’ai entendu parler de lui, bien sûr.

-Peut-il parler, ton diable ? interrogea le soldat de l’ordre.

-Oh non ! fit l’étranger. Singe n’est pas homme ! Il peut imiter une mélodie, les inflexions d’un discours, d’une chanson… Mais les sons qu’il produit n’ont aucun sens. Quelqu’un voudrait-il pousser la ritournelle ? Dahab préfère les voix de femmes.

Une matrone s’avança et se mit à chanter sans que le singe ne lui prêtât la moindre attention. Quand elle eut terminé, il n’émit pas le moindre son, malgré les encouragements de son maître, qui se confondit en excuses :

-Il est de mauvaise humeur. Dahab à son caractère, comme nous tous.

À force d’insistance, de patience, de doigté, l’étranger finit par convaincre le singe de se tourner vers son public. Il lui jeta une balle de cuir, que Dahab rattrapa, avant de la déposer au sommet d’un roseau qu’il fit tenir en équilibre sur son crâne. 

Un peu après, Dahab voulut bien souffler dans une flûte, lancer un petit poignard sur une cible, grimper en haut d’un mas pour décrocher des friandises et les distribuer ensuite aux enfants… En dépit de la mine accablée du singe – il semblait s’ennuyer à mourir –, le public apprécia la représentation, qui prit fin lorsque les cloches sonnèrent. 

Les gens déguerpirent d’un coup pour se rendre sur le parvis, car c’était l’heure très attendue des troubadours.

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17:38 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/01/2014

Extrait de la Colère des MacGregor lu par G. Galienne

Le 21 décembre, dans son émission Ca peut pas faire de mal, sur France Inter, Guillaume Galienne a lu un extrait de La Colère des MacGregor avec Alexandre Ouedhiri, élève de 6ème. Ambiance très réussie, pourvoyeuse de frissons. Quel plaisir d'être si bien lu !

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=798002

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19:39 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU, Mes autres romans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/12/2013

Bonne année

A toutes et à tous, je souhaite une ffffformidable année 2014 !

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18:35 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/12/2013

Ateliers d'écriture pour les enfants

Des enseignants me demandent régulièrement des pistes pour les ateliers d'écriture. Mon expérience dans ce domaine est assez limitée, en dépit de l'aventure "MacGregor" (voir rubrique "Mes autres romans"), un cas très particulier. J'anime des ateliers pour les adultes, et d'abord dans le cadre de mon séminaire à Lille 3 (Master de la littérature de jeunesse), mais pour les enfants je préfère ne pas trop m'avancer. D'autres que moi ont une grande expérience dans le domaine, comme mon ami Franck Prévot, auteur de nombreux albums et romans pour la jeunesse : Les tortues de Bolilanga, Les Indiens (avec Régis Lejonc), Paradiso (avec Carole Chaix) et le tout récent Roman de Râ...

Se basant sur sa longue expérience dans les classes, Franck (qui a été enseignant dans une ancienne vie) a conçu un précieux livre intitulé Quelques pistes pour les ateliers de lecture et d'écriture... Voici un lien qui vous permettra d'en savoir plus :

http://www.editionsledune.fr/IMG/pdf/DOSSIER_PG_Papillote...

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Franck Prévot et Carole Chaix


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10/12/2013

Expo Michel Van Zeveren

Une expo de Michel Van Zeveren à Liège. A voir absolument !

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02/12/2013

Galerie du guerrier de glace

Le guerrier de glace est l'un des personnages qui inspirent le plus les lecteurs de Bjorn quand ils choisissent d'illustrer la saga. Lorsque je me rends dans les écoles, je le retrouve sur les panneaux et les murs plus souvent qu'à son tour. Et, bien sûr, il a chaque fois une apparence différente.

J'ai donc décidé d'ouvrir une galerie spéciale "Guerrier de glace", avec des œuvremagnifiques dues à Nolan et à Lilian, des élèves de 5ème. J'ai reçu ces dessins lors d'un récent séjour à Besançon, où j'étais invité par l'association Croq'livre (bonjour Myriam ! bonjour Julie !).

Je serais très heureux d'alimenter cette galerie avec d'autres interprétations du guerrier de glace. N'hésitez pas à m'envoyer vos dessins, que vous ayez 9, 10, 11, 12... 15 ou 80 ans !

 

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Guerrier de glace par Kimberley, Athénée Ganenou, Bruxelles (2014)

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Guerrier de glace par Eytan, Athénée Ganenou, Bruxelles (2014)

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Le guerrier de Glace par Jessica, Athénée Ganenou, Bruxelles (2014)

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Le guerrier de glace par Liam, Athénée Ganenou, Bruxelles (2014)

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Le guerrier de glace par Ethan, Athénée Gananou, Bruxelles (2014)

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Le guerrier de glace par Lara, Athénée Gananou, Bruxelles (2014)

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Le guerrier de glace par Angie, Athénée Ganenou (2014)

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Le guerrier de glace par un élève de l'Athénée Ganenou, Bruxelles (2014)

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Le guerrier de glace par Sacha de LAthénée Ganenou, Bruxelles (2014)

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Le guerrier de glace par Audrey, Athénée Ganenou (2014)

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Le guerrier de glace par un élève de l'Athénée Ganenou, Bruxelles (2014)

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Le guerrier de glace par Jade, Athénée Ganenou (février 2014)

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Le guerrier de glace par Nolan, du Collège Jean-Jacques Rousseau de Voujeaucourt

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Le guerrier de glace par Lilian, du Collège Olympe de Gouge de Pont de Roide

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Le guerrier de glace par Jeremy, Athénée Ganenou, Bruxelles (2014)

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Le guerrier cde glace par Hanna Chiara, Athénée Ganenou, Bruxelles (2014)

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Le guerrier de glace par Romane, Athénée Ganenou, Bruxelles (2014)

 

18:08 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU, Oeuvres des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/11/2013

Bjorn, le film

J'ai récemment signé un contrat avec Novak Prod, société de production bruxelloise, en vue d'adapter Bjorn le Morphir, premier tome de ma saga, au cinéma. J'ai obtenu par ailleurs une aide à l'écriture de la Commission de Sélection des Films (Belgique), aide qui me permet de travailler au scénario.

Je vous tiendrai régulièrement au courant des développements de cette aventure au long cours, parole d'homme !

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Bjorn le Morphir. Signature du contrat d'adaptation avec Olivier Dubois, de Novak Prod

20:00 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/11/2013

Steinunn Sigurdardόttir à la Licorne

Steinunn Sigurdardόttir sera à la librairie La Licorne, à Bruxelles, le jeudi 28 novembre pour parler de son dernier roman, Yo-yo. J’aurai le plaisir et l’honneur de la présenter et de l’interroger sur ce dernier ouvrage… et sur d’autres.

Steinunn, romancière islandaise de renom, est également poétesse et traductrice. Elle est publiée en français aux Editions Héloïse d’Ormesson. J’ai fait sa connaissance à Vernon, lors d’un salon du livre. Je lui avais offert Padouk s’en va, album pour enfant ; elle m’avait fait cadeau de son magnifique Cheval soleil, roman que j'ai déjà évoqué sur ce blog (rubrique Actu, article « 5 coups de cœur »).

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La rencontre débutera à 18h30

Librairie la Licorne

656, Chaussée d'Alsemberg - Uccle

Tél. : 02 344 98 32 - info@librairielalicorne.be

http://www.librairielalicorne.be/pages/accueil.html

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Steinunn Sigurdardόttir 

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23/10/2013

Vente aux enchères au profit du MUZ

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17/10/2013

Un concours de nouvelles

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L'Université de Saint-Louis (Bruxelles) organise un concours de nouvelles destiné aux 6e secondaires. Le concours est ouvert à tous les établissements scolaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le premier prix est de 400 euros. Le thème de cette année est : "24 heures seulement."

Le jury, composé de professeurs de l'Université de Saint-Louis, est présidé par votre serviteur.

Les textes sont à remettre pour le 17 janvier 2014.

La remise des prix se fera à la Foire du Livre de Bruxelles le vendredi 21 février.

Pour les détails du concours et le règlement, consultez en ligne le site suivant :

http://www.usaintlouis.be/sl/prixlitteraire.html

15:14 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

LE MUZ !

Le muz, c'est le musée en ligne des œuvres  d'enfants. Il existe depuis 4 ans et a été créé par Claude Ponti. J'ai l'honneur de compter parmi les parrains de cette belle et jeune institution.

Pour en savoir plus :

www.lemuz.org

Facebook : Musee le Muz

Twitter : @le_Muz

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Claude Ponti petit

12:40 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/09/2013

Famous blue raincoat, de Leonard Cohen

Durant l'été, Nicole Debarre, de la RTBF, m'a interrogé sur ma chanson préférée. Je devais choisir la chanson qui m'avait le plus marqué et dire pourquoi. Mon choix s'est porté sur Famous blue raincoat, du grand Leonard Cohen. Si mes propos vous intéressent, voici le lien :

http://www.rtbf.be/info/emissions/article_des-musiques-et...

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17:57 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/06/2013

Kitty Crowther parle

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Une très belle interview de Kitty Crowther sur France Info. A écouter sans tarder en cliquant sur ce lien :

http://www.franceinfo.fr/livre/femmes-d-exception/kitty-c...

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25/06/2013

Trois histoires de Jojo de la jungle

Trois histoires de Jojo de la jungle est sorti le 28 mars dans la collection Mouche de l’Ecole des loisirs, en grand format. Les deux premières histoires ont déjà été publiées séparément en album ; il s’agit de Jojo de la jungle et de Padouk s’en va (voir articles à leur sujet). La troisième, Jojo perd la tête, est inédite. Elle relate comment Jojo, obsédé par le désir de voler, fait une grosse, grosse, grosse bêtise. 

Lorsque j’étais enfant, nous avions un voisin qui, à l’époque, était employé dans une entreprise où il s’ennuyait ferme. Son plaisir, le soir et le week-end, consistait à s’occuper de ses tulipes, disposées en lignes parfaites, un tantinet martiales. Un jour que je me prenais pour D’Artagnan, je m’attaquai aux tulipes, armé d’une baguette de bambou. J’avais perdu tout contact avec la réalité : j’étais un mousquetaire et les fleurs, mes ennemis. Je les décapitai une à une en poussant des cris guerriers. Et ce n’est qu’après, alors qu’elles gisaient pêle-mêle sur le sol, que je réalisai ce que j’avais fait. 

Le soir, rentrant avec sa petite mallette, le voisin trouva son parterre dévasté. Sidéré, l’œil humide, il dit à ma mère : « Je ne comprends pas, Thomas nous aime bien, pourtant… » Elle lui expliqua que j’avais agi sur un coup de folie, dans un état second. 

Je m’excusai dans une lettre agrémentée de beaux dessins, et nous restâmes amis.

C’est de cet épisode, et de deux, trois autres du même genre, que je me suis inspiré pour écrire et dessiner Jojo perd la tête, dernière histoire du recueil paru en mars dernier – et dont voici la couverture et trois images. Les couleurs sont comme d’habitude signées Denis Roussel, lequel s’est surpassé, à mon humble avis.

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Texte de la quatrième de couverture :

Jojo est un type bien. Assurément. Gentil comme tout, cela va de soi. Et généreux, à n’en pas douter. Qui aide les vieilles personnes à traverser le boulevard de la jungle ? Qui change les couches d’Ozone, le bébé géant ? Qui prend soin du souvenir de Padouk ? Et qui se préoccupe des ailes des perroquets ? Jojo, vous l’aviez deviné. Parce que Jojo est un type bien.

Trois histoires de Jojo de la jungle

Paru le 28 mars 2013

Collection Mouche (grand format) de l’Ecole des loisirs

17,50 euros

Âge : 7 à 77 ans


Cliquez ici : http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-li...

 

15:27 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU, Mes albums | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/06/2013

Les poèmes de la saga

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Le tanarbrok vu par Thomas Gilbert

Des poèmes figurent dans Les Mille Bannières (Bjorn aux armées II), comme dans tous les autres tomes de la série. Le livre se termine même sur les vers improvisés d’un chef des steppes, Tchortchi le Toundour, ce qui m’a donné l’idée de rassembler ici l’ensemble des poèmes et chansons qui jalonnent les 2112 pages de la saga.

Bjorn le Morphir

Donnez-moi de l’eau de vie
Plus que tout j’en ai envie !
Que j’en pinte ma vie entière !
Que j’en siffle après ma mort !
Et qu’on m’donne aussi d’ la bière !
Servez-m’en jusqu’à ras-bord !
J’ veux pinter ma vie entière,
Me saouler après ma mort !
Oui, picoler des bassines
Au royaume de Godinn !

(Chanson beuglée par Maga, la cuisinière)

Nous zavons lala
Nous zavons lala
Nous zavons l’âme pure
Et la lame bien dure !

Mais les demi-trolls
N’ont zamais l’ beau rôle !
Nés d’un papa homme
Et d’une trolle de mère
D’une maman humaine
Et d’un troll de père
On les conzidère
Comme des phénomènes !
Non, les demi-trolls
N’ont zamais l’ beau rôle !

(Complainte des demi-trolls fizzlandais)

Bjorn aux enfers I

Ô Tyrfing, compagne de Snorri
Maîtresse des épées.

Ils poussent encore des cris
Ceux que tu as châtiés
Aux Enfers ils supplient
Ceux que tu as tués
De ta lame plaquée d’or
Incrustée de saphirs
De ta lame de morphir
Toute assoiffée de mort.

Ô Tyrfing, compagne de Snorri
Maîtresse des épées.

(Poème anonyme en l’honneur de l’épée de Snorri le Morphir)

Notre prince Dar n’est pas un homme
Non, c’est un phénomène curieux
Je dirais qu’il est plutôt comme
Une espèce rare de demi-dieu.

Quel montagnard en montagne !
Quel cavalier en campagne !
Quel capitaine à la tête
De l’armée des conquêtes !

Quel danseur ! Quel musicien !
Quel plus beau rire que le sien !
Avec son épée Mille-Blessures
Quel technicien !

Si flamboyant dans la fête !
Si bon chrétien aussi !
Mais quelle fureur parfaite
A la bataille sans merci !

(Poème improvisé par Ketill en l’honneur du prince Dar)

Une rivière incandescente
Un fleuve de lumière
Accompagna la descente
De Snorri aux Enfers
Il le suivit sans efforts
Mais le coeur frémissant
Car le fleuve puissant
Etait la route des morts.

(Extrait de l’un des onze poèmes qui composent la Vie fameuse et héroïque de Snorri le Morphir)

Ramassant par terre les œufs des arbres
Chassant par ailleurs les vivants-cuits
Snorri fut capable de se nourrir
En poursuivant l’itinéraire
Qui le menait tout droit aux Enfers

(Vie fameuse et héroïque de Snorri le Morphir, strophe 11 du « Poème des Enfers »)

Bjorn aux enfers II

Ô morphir

Ton enfance à su faire
L’affaire des rieurs
Et bien pleurer ta mère
De honte et puis de peur
Car ton cœur plein de failles
Scellait ton avenir

Ta jeunesse craintive
T’a maintenu sur la rive
Du grand fleuve Aventure
Tu vécus sans armure
Loin du bruit des batailles
Qu’allais-tu devenir ?

Mais quand tu t’es levé
Bien des hommes ont tremblé
Ton honneur fut lavé
Tu es le plus beau blé
De tous les champs de bataille
Présents et à venir

Ô morphir

(Célèbre « Poème du morphir » dû à Egill Pêcheur-d’Orques)

Donnez-moi de l’eau-de-vie !
Plus que tout j’en ai envie !
Que j’en pinte ma vie entière !
Que j’en siffle après ma mort !
Et qu’on m’donne aussi d’la bière !
Servez-m’en jusqu’à ras bord !

(Chanson à boire. Ketill l’entonne chez les petchégols…)

Sur le drakkar
Dans la tempête
Qui prend le quart ?
Qui prend le quart ?
C’est Ragnarr !

(Comptine fizzlandaise)

Ils soupirent le beau poignard
L’épée longue en métal rare
Le magnifique bouclier
Et le casque-sanglier
Aujourd’hui je baisse les armes
Je vais faire la chasse aux charmes
De la fille du seigneur Arn
Aujourd’hui j’offre mon âme
À la fille du seigneur Arn.

(« Chanson de Gudrun », l’une des préférées du père de Bjorn)

Il faudra vous y faire
Mon fessier plantureux
A fondu aux enfers
Ah ! que je suis heureux
Ma croupe enfin s’affine
Merci madame la fouine !

(Improvisation kétillienne)

Bjorn aux enfers III

Dans le domaine obscur
Où la lumière est morte
Les méchants font une cure.

Les souffrances les plus fortes
Des supplices qui perdurent :
Les dieux feront en sorte
De les réduire en loque
Les infâmes, les impurs
Au Tanarbrok.

(Extrait de la Vie fameuse et héroïque de Snorri le Morphir)

Rabagadam ! rabagadam !
Rendons à Askul
La monnaie d’ sa pièce
Madagabar ! madagabar !
Mettons-le en pièce !

(Rengaine des anges de verre qui entourent Askul le Gros au Tanarbrok)

Auprès de Mamafidjar
Le matin existe
Et il y a des soirs.
Les dieux en artistes
Règlent les lumières
Pour que soit moins triste
Le séjour des morts.

(Extrait de la Vie fameuse et héroïque de Snorri le Morphir)

Quelle que soit l’humeur de la mer
Les Yus sauront toujours y faire.
Tangue, tangue la barcaronde
C’est pas la fin, la fin du monde !

(Chanson marine du peuple Yus)

Un jour il se présente
Le drakkar sans rameur
Tu entends la rumeur,
L’affreuse rumeur des morts :
On t’attend aux enfers.
Vas-tu te lamenter
Avant de te défaire
Du monde, de ses beautés ?
Non.
Ton visage sera digne
Tandis que tu songeras :
« J’ai eu l’honneur insigne
De grandir au Fizzland,
De mourir au Fizzland.

(« Chanson de la mort digne », signée Egill Pêcheur-d’Orques)

La vie enfante la mort
On ne peut rien y faire
La mort prolonge la vie
Ici même, aux enfers
Ici même, aux enfers !

(Paroles rituelles prononcées aux enfers à l’arrivée des nouvelles âmes)

Bjorn aux armées I

Il ne peut rien y faire
À l’approche de la guerre
Le combattant préfère
À son épouse chère
À son amour de chair
Le fin tranchant de fer
De son arme si fière.

(Poème anonyme)

Il est un gars normal
Notre nouveau jarlal
Lorsqu’il lutte à mains nues.
Mais quand l’heure est venue
De jouer de la lame,
Ses adversaires s’exclament
En pliant les genoux :
« Il est trop fort pour nous ! »

(Chanson due à Dyri fils de Thorarinn)

Bjorn aux armées II

Elle serre les dents, la fille
Du grand guerrier Alfi.
Ses yeux lancent un défi
À l’homme qui tua hier
Sa famille toute entière.
Elle est sa prisonnière.

(Poème anonyme)

Je vivais dans l’ordure
En bordure du pays.
Je vivais en odeur
D’impureté, sapristi !
J’ai pensé « Quel malheur ! » ,
J’aurai bientôt vieilli.
Il est grand temps, c’est l’heure
De réprimer mes vices,
De reprendre du service !

(Chanson entonnée par Runolf le Meurtrier)

En tout lieu où il passe, rapaces
Loups, gloutons et baleines tueuses
Se soumettent à lui et effacent
De leur face les grimaces affreuses.
Bjorn est le dieu, le roi humain,
Des animaux sans exception.
Ils l’aiment et lui mangent dans la main,
Lui vouent une singulière passion.

(Poème à la gloire de Bjorn, ami des animaux)

Le feu brûle en mon cœur.
Ce feu est un bonheur,
Ce feu est un malheur :
Je ne sais plus que penser
De ma douce fiancée…

(Chanson d’amour entonnée par Runolf)

La mort est une amie
Pour Olaf le Perdu
Elle est un peu sa mie
Elle est un peu son dû
Sa récompense à lui
Que l’amour a déçu.

(Poème anonyme)

Le destin est un fardeau
Lourd sur les épaules de l’homme.
Il plie, notre pauvre dos.
Sommes-nous des bêtes de somme ?

(Poème anonyme)

Le boulgol me manquera, riche ou pauvre,
et le goût du vieux thé.
Je regretterai le vent, les chevauchées sans but,
l’amour au débotté.
Chagur, fille de Jubkhan, laisse-moi contempler encore
ton grain de beauté !
Son souvenir, je l’emporterai dans la mort,
oui, de l’autre côté.
Ton parfum me hantera, et ton cœur véhément,
et ton souffle fruité.
Sous la forme d’un milan, je viendrai te voir, Chagur,
 par une nuit d’été.
Tes habits ôtés, nous nous colleront l’un à l’autre –
tes habits ôtés !
Aray ! De mes ailes, j’effleurerai sous la lune
ton doux ventre argenté,
Et la steppe tout entière frémira avec nous
sans pouvoir s’arrêter.

(Chant de Tchortchi fils de Butu)

 

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Scalde (poète) islandais

17:29 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU, Poèmes bjorniens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/04/2013

Jojo en virtine

Pour la sortie de Trois histoires de Jojo de la jungle, la librairie Joli Mai, avenue Paul Dejaer 29, 1060 Bruxelles, a organisé une séance de signatures dont vous avez été informés. Ce fut l’occasion d’installer une super vitrine comprenant de grands panneaux et divers objets insolites liés à l’univers de Jojo : une urne funéraire africaine, un masque de Mélanésie, des plumes rouges… Ceux qui ont lu les albums reconnaîtront ces éléments. Pendu au plafond, il y avait également un Jojo volant en papier mâché, réalisé par ma chère maman. Les photos ci-dessous sont de Véronique Eloy, mon attachée de presse d'un soir.

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A ma droite, Denis Roussel, coloriste des Jojo, auteur des couvertures du morphir, etc., etc.

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Jojo en papier mâché, oeuvre de Marcelle Lavachery

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11:09 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/02/2013

BD, tome 4

Oyez, oyez, bonnes gens ! Le tome 4 des aventures de Bjorn le Morphir en BD est dans les librairies. Thomas Gilbert s'en est donné à coeur joie. Ca balance, ça virevolte ! Sa vision de la ville des enfers, de l'armée de fer, du dragon Rooknir... tout cela est très réussi, par Thor !

Arrivés au dernier étage des enfers, Bjorn, Sigrid, Ketill, Svartog et Daphnir vont faire la connaissance de le reine Mamafidjar et s'employer à libérer le prince Sven de sa prison infernale. Dans cet épisode, les lecteurs qui l'ignorent encore apprendront à quelle race appartient l'ami Daphnir. Bonne lecture, par Godinn !

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17:04 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU, Le morphir en BD | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/02/2013

Les MacGregor en chinois

La Colère des MacGregor, le roman que j'ai écrit en collaboration avec une classe de l'école Decroly (voir l'article sur cette aventure dans la rubrique "Mes autres romans") vient d'être traduit en chinois. Editions Dolphin Media.

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12:37 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU, Mes autres romans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/02/2013

Rééditions

2 pouces & demi et La colère des MacGregor, les romans que j'ai publiés chez Bayard, ont été réédités. Les deux livres ont reçu pour l'occasion une nouvelle couverture...

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Cliquez ici : http://www.ricochet-jeunes.org/livres/livre/38270-2-Pouces-demi

15:50 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU, Mes autres romans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/01/2013

2013

Meeeeeilleurs voeux ! 

Que cette année 2013 vous apporte toutes sortes de bonnes petites choses et quelques grandes et belles surprises aussi...

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10:40 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/01/2013

Lettre aux lecteurs

Chers amis,

Certains d’entre vous m’écrivent déjà pour savoir quand sortira le tome 8 des aventures de Bjorn. Je ne peux encore répondre à cette question, car j’ai à peine commencé à travailler sur le texte. Je comprends bien l’impatience des lecteurs, mais il me faut du temps : du temps entre deux romans, pour me recharger, et bien sûr du temps pour écrire.

L’autre question récurrente concerne la fin de la série : le tome 8 sera-t-il le dernier ? J’avais dit, un peu crânement, dans une interview (visible sur le site de l’Ecole des loisirs), qu’il y aurait trois grands cycles : Bjorn aux enfers, Bjorn aux armées et Bjorn en Terre-Surprise. Ce dernier cycle devait raconter le voyage de Bjorn et Sigrid dans une Amérique imaginaire. Le fait est que je ne suis pas du tout certain, aujourd’hui, de me lancer dans cette dernière histoire. On verra. Une chose est sûre, en revanche : après le tome 8, qui clôturera les Armées et proposera une vraie fin à la saga (plus de questions en suspens), j’irai vers d’autres aventures littéraires. Et si, dans quelques années, j’ai envie de reprendre Bjorn, je le ferai – mais il faudra que cette envie soit forte, authentique, et que les idées affluent.

Poursuivre une série pour des raisons alimentaires, parce qu’elle marche, je pense qu’il n’y a rien de plus dangereux. On risque d’écrire sans conviction, et donc de se fourvoyer. Que les amis de Bjorn se consolent en pensant qu’il y a encore un tome à paraître, très important, où tout se résout. Et qu’ils se disent que dans l'avenir je leur proposerai d’autres romans d’aventure, d’autres héros, d’autres mondes…

Amitiés à tous,

Thomas

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30/08/2012

Un recueil des aventures de Jojo

J’ai terminé une troisième histoire de mon héros de la jungle, le singe Jojo. Elle ne connaîtra pas d’édition en album mais figurera dans un recueil de la collection Mouche (Ecole des loisirs), avec les deux premières : Jojo de la jungle et Padouk s’en va. Le titre de ce troisième épisode est Jojo perd la tête. Le sujet m’a été inspiré par un souvenir d’enfance - je n’en dis pas plus pour l’instant. Plus de détails, un petit dossier et tout, à la sortie du recueil… dont je ne connais pas encore la date. Ci-dessous, quatre dessins tirés de Jojo perd la tête. Ils sont en NB car Denis Roussel travaille encore à la mise en couleur.

 

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01/07/2012

BD, tome 4

Thomas Gilber avance à grands pas sur le quartième tome de l'adaptation BD. Il en est à la page 50. L'album à venir clôturera le cycle des Enfers. Nous ne savons pas encore si le cycle des Armées connaîtra lui aussi une conversion en BD - à voir avec l'éditeur. Je vous tiens au courant.

Bonnes vacances à tous ceux qui en prennent !

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Rooknir sur le trésor infernal, Thomas Gilbert, Bjorn le Morphir, tome 4

12:15 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU, Le morphir en BD | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/06/2012

Des saltimbanques

A l'occasion des dix ans du cahier "Lire" de la Libre Belgique, cette question fut posée à 20 écrivains : qu'est-ce qu'être un écrivain aujourd'hui ? J'étais du lot, et voici donc ma réponse, dans laquelle je met en avant un aspect de ma vie d'auteur : les rencontres scolaires.

Des saltimbanques

Je ne suis pas un écrivain tout court, je suis un écrivain « jeunesse », ce qui n’est pas tout à fait la même chose, messieurs dames. Un jour, à l’heure où j’entamais cette belle carrière, mon éditrice, Geneviève Brisac, m’a glissé ces mots entre deux portes : « Nous sommes des saltimbanques. » Je me suis demandé ce qu’elle voulait dire par-là. Avait-elle fumé, par hasard ? Forcé sur le champagne ? Quant à moi, je réduisais le métier aux longues heures passées devant l’ordinateur, point final. Labeur romantique de l’homme seul convoquant rêves et démons…

Et puis, très vite après la parution de mon premier opus, une demande arriva par le biais de l’Ecole des loisirs, ma maison d’édition. Il s’agissait de rencontrer une classe pour parler de mon livre. Je me rendis dans un collège français et répondis consciencieusement aux questions des élèves. Soyons honnête, je ne me souviens pas de cette première fois. Des dizaines et des dizaines d’autres ont suivi, à Bruxelles, à Huy, à Waremme, à Liège, aux Ulis, à Evreux, à Colmar, à Bordeaux… Je suis allé causer de mes livres jusqu’au New Brunswick, pays des Indiens Micmacs, de l’orignal et du crabe des neiges.

La vie d’un auteur jeunesse est, aujourd’hui, jalonnée de ces moments devant les classes. Cela fait partie intégrante du métier. Intimidé au début, on se transforme en professionnel de l’exercice. C’est fou comme on se rode vite.

Je suis de ceux qui aiment ces rencontres, en dépit de leur caractère fatalement répétitif. Eviter  le rabâchage est d’ailleurs une gageure que je trouve excitante. Il n’empêche, lorsque je vois trop de têtes blondes, je fatigue, j’aspire à la déconnexion. Rêves et démons piétinent en m’attendant chez moi, dans mon bureau-tanière. Je leur consacre une période exclusive. Après un mois, le manque se fait sentir : je veux retourner dans les écoles, tel un acteur privé de scène. Je revis des instants mémorables, je ris tout seul. Parfois, je me surprends à converser mentalement avec des ados imaginaires. Geneviève avait raison, pardi ! Nous sommes des saltimbanques.

(texte paru le 4 juin 2012)

10:48 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU, Rencontres dans les classes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |