29/06/2013

Kitty Crowther parle

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Une très belle interview de Kitty Crowther sur France Info. A écouter sans tarder en cliquant sur ce lien :

http://www.franceinfo.fr/livre/femmes-d-exception/kitty-c...

10:44 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/06/2013

Trois histoires de Jojo de la jungle

Trois histoires de Jojo de la jungle est sorti le 28 mars dans la collection Mouche de l’Ecole des loisirs, en grand format. Les deux premières histoires ont déjà été publiées séparément en album ; il s’agit de Jojo de la jungle et de Padouk s’en va (voir articles à leur sujet). La troisième, Jojo perd la tête, est inédite. Elle relate comment Jojo, obsédé par le désir de voler, fait une grosse, grosse, grosse bêtise. 

Lorsque j’étais enfant, nous avions un voisin qui, à l’époque, était employé dans une entreprise où il s’ennuyait ferme. Son plaisir, le soir et le week-end, consistait à s’occuper de ses tulipes, disposées en lignes parfaites, un tantinet martiales. Un jour que je me prenais pour D’Artagnan, je m’attaquai aux tulipes, armé d’une baguette de bambou. J’avais perdu tout contact avec la réalité : j’étais un mousquetaire et les fleurs, mes ennemis. Je les décapitai une à une en poussant des cris guerriers. Et ce n’est qu’après, alors qu’elles gisaient pêle-mêle sur le sol, que je réalisai ce que j’avais fait. 

Le soir, rentrant avec sa petite mallette, le voisin trouva son parterre dévasté. Sidéré, l’œil humide, il dit à ma mère : « Je ne comprends pas, Thomas nous aime bien, pourtant… » Elle lui expliqua que j’avais agi sur un coup de folie, dans un état second. 

Je m’excusai dans une lettre agrémentée de beaux dessins, et nous restâmes amis.

C’est de cet épisode, et de deux, trois autres du même genre, que je me suis inspiré pour écrire et dessiner Jojo perd la tête, dernière histoire du recueil paru en mars dernier – et dont voici la couverture et trois images. Les couleurs sont comme d’habitude signées Denis Roussel, lequel s’est surpassé, à mon humble avis.

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Texte de la quatrième de couverture :

Jojo est un type bien. Assurément. Gentil comme tout, cela va de soi. Et généreux, à n’en pas douter. Qui aide les vieilles personnes à traverser le boulevard de la jungle ? Qui change les couches d’Ozone, le bébé géant ? Qui prend soin du souvenir de Padouk ? Et qui se préoccupe des ailes des perroquets ? Jojo, vous l’aviez deviné. Parce que Jojo est un type bien.

Trois histoires de Jojo de la jungle

Paru le 28 mars 2013

Collection Mouche (grand format) de l’Ecole des loisirs

17,50 euros

Âge : 7 à 77 ans


Cliquez ici : http://www.ecoledesloisirs.fr/php-edl/catalogues/fiche-li...

 

15:27 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU, Mes albums | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/06/2013

Bjorn vu par Florence

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Bjorn le Morphir vu par Florence Rosenfeld

13:23 Écrit par Thomas Lavachery dans Oeuvres des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/06/2013

Les poèmes de la saga

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Le tanarbrok vu par Thomas Gilbert

Des poèmes figurent dans Les Mille Bannières (Bjorn aux armées II), comme dans tous les autres tomes de la série. Le livre se termine même sur les vers improvisés d’un chef des steppes, Tchortchi le Toundour, ce qui m’a donné l’idée de rassembler ici l’ensemble des poèmes et chansons qui jalonnent les 2112 pages de la saga.

Bjorn le Morphir

Donnez-moi de l’eau de vie
Plus que tout j’en ai envie !
Que j’en pinte ma vie entière !
Que j’en siffle après ma mort !
Et qu’on m’donne aussi d’ la bière !
Servez-m’en jusqu’à ras-bord !
J’ veux pinter ma vie entière,
Me saouler après ma mort !
Oui, picoler des bassines
Au royaume de Godinn !

(Chanson beuglée par Maga, la cuisinière)

Nous zavons lala
Nous zavons lala
Nous zavons l’âme pure
Et la lame bien dure !

Mais les demi-trolls
N’ont zamais l’ beau rôle !
Nés d’un papa homme
Et d’une trolle de mère
D’une maman humaine
Et d’un troll de père
On les conzidère
Comme des phénomènes !
Non, les demi-trolls
N’ont zamais l’ beau rôle !

(Complainte des demi-trolls fizzlandais)

Bjorn aux enfers I

Ô Tyrfing, compagne de Snorri
Maîtresse des épées.

Ils poussent encore des cris
Ceux que tu as châtiés
Aux Enfers ils supplient
Ceux que tu as tués
De ta lame plaquée d’or
Incrustée de saphirs
De ta lame de morphir
Toute assoiffée de mort.

Ô Tyrfing, compagne de Snorri
Maîtresse des épées.

(Poème anonyme en l’honneur de l’épée de Snorri le Morphir)

Notre prince Dar n’est pas un homme
Non, c’est un phénomène curieux
Je dirais qu’il est plutôt comme
Une espèce rare de demi-dieu.

Quel montagnard en montagne !
Quel cavalier en campagne !
Quel capitaine à la tête
De l’armée des conquêtes !

Quel danseur ! Quel musicien !
Quel plus beau rire que le sien !
Avec son épée Mille-Blessures
Quel technicien !

Si flamboyant dans la fête !
Si bon chrétien aussi !
Mais quelle fureur parfaite
A la bataille sans merci !

(Poème improvisé par Ketill en l’honneur du prince Dar)

Une rivière incandescente
Un fleuve de lumière
Accompagna la descente
De Snorri aux Enfers
Il le suivit sans efforts
Mais le coeur frémissant
Car le fleuve puissant
Etait la route des morts.

(Extrait de l’un des onze poèmes qui composent la Vie fameuse et héroïque de Snorri le Morphir)

Ramassant par terre les œufs des arbres
Chassant par ailleurs les vivants-cuits
Snorri fut capable de se nourrir
En poursuivant l’itinéraire
Qui le menait tout droit aux Enfers

(Vie fameuse et héroïque de Snorri le Morphir, strophe 11 du « Poème des Enfers »)

Bjorn aux enfers II

Ô morphir

Ton enfance à su faire
L’affaire des rieurs
Et bien pleurer ta mère
De honte et puis de peur
Car ton cœur plein de failles
Scellait ton avenir

Ta jeunesse craintive
T’a maintenu sur la rive
Du grand fleuve Aventure
Tu vécus sans armure
Loin du bruit des batailles
Qu’allais-tu devenir ?

Mais quand tu t’es levé
Bien des hommes ont tremblé
Ton honneur fut lavé
Tu es le plus beau blé
De tous les champs de bataille
Présents et à venir

Ô morphir

(Célèbre « Poème du morphir » dû à Egill Pêcheur-d’Orques)

Donnez-moi de l’eau-de-vie !
Plus que tout j’en ai envie !
Que j’en pinte ma vie entière !
Que j’en siffle après ma mort !
Et qu’on m’donne aussi d’la bière !
Servez-m’en jusqu’à ras bord !

(Chanson à boire. Ketill l’entonne chez les petchégols…)

Sur le drakkar
Dans la tempête
Qui prend le quart ?
Qui prend le quart ?
C’est Ragnarr !

(Comptine fizzlandaise)

Ils soupirent le beau poignard
L’épée longue en métal rare
Le magnifique bouclier
Et le casque-sanglier
Aujourd’hui je baisse les armes
Je vais faire la chasse aux charmes
De la fille du seigneur Arn
Aujourd’hui j’offre mon âme
À la fille du seigneur Arn.

(« Chanson de Gudrun », l’une des préférées du père de Bjorn)

Il faudra vous y faire
Mon fessier plantureux
A fondu aux enfers
Ah ! que je suis heureux
Ma croupe enfin s’affine
Merci madame la fouine !

(Improvisation kétillienne)

Bjorn aux enfers III

Dans le domaine obscur
Où la lumière est morte
Les méchants font une cure.

Les souffrances les plus fortes
Des supplices qui perdurent :
Les dieux feront en sorte
De les réduire en loque
Les infâmes, les impurs
Au Tanarbrok.

(Extrait de la Vie fameuse et héroïque de Snorri le Morphir)

Rabagadam ! rabagadam !
Rendons à Askul
La monnaie d’ sa pièce
Madagabar ! madagabar !
Mettons-le en pièce !

(Rengaine des anges de verre qui entourent Askul le Gros au Tanarbrok)

Auprès de Mamafidjar
Le matin existe
Et il y a des soirs.
Les dieux en artistes
Règlent les lumières
Pour que soit moins triste
Le séjour des morts.

(Extrait de la Vie fameuse et héroïque de Snorri le Morphir)

Quelle que soit l’humeur de la mer
Les Yus sauront toujours y faire.
Tangue, tangue la barcaronde
C’est pas la fin, la fin du monde !

(Chanson marine du peuple Yus)

Un jour il se présente
Le drakkar sans rameur
Tu entends la rumeur,
L’affreuse rumeur des morts :
On t’attend aux enfers.
Vas-tu te lamenter
Avant de te défaire
Du monde, de ses beautés ?
Non.
Ton visage sera digne
Tandis que tu songeras :
« J’ai eu l’honneur insigne
De grandir au Fizzland,
De mourir au Fizzland.

(« Chanson de la mort digne », signée Egill Pêcheur-d’Orques)

La vie enfante la mort
On ne peut rien y faire
La mort prolonge la vie
Ici même, aux enfers
Ici même, aux enfers !

(Paroles rituelles prononcées aux enfers à l’arrivée des nouvelles âmes)

Bjorn aux armées I

Il ne peut rien y faire
À l’approche de la guerre
Le combattant préfère
À son épouse chère
À son amour de chair
Le fin tranchant de fer
De son arme si fière.

(Poème anonyme)

Il est un gars normal
Notre nouveau jarlal
Lorsqu’il lutte à mains nues.
Mais quand l’heure est venue
De jouer de la lame,
Ses adversaires s’exclament
En pliant les genoux :
« Il est trop fort pour nous ! »

(Chanson due à Dyri fils de Thorarinn)

Bjorn aux armées II

Elle serre les dents, la fille
Du grand guerrier Alfi.
Ses yeux lancent un défi
À l’homme qui tua hier
Sa famille toute entière.
Elle est sa prisonnière.

(Poème anonyme)

Je vivais dans l’ordure
En bordure du pays.
Je vivais en odeur
D’impureté, sapristi !
J’ai pensé « Quel malheur ! » ,
J’aurai bientôt vieilli.
Il est grand temps, c’est l’heure
De réprimer mes vices,
De reprendre du service !

(Chanson entonnée par Runolf le Meurtrier)

En tout lieu où il passe, rapaces
Loups, gloutons et baleines tueuses
Se soumettent à lui et effacent
De leur face les grimaces affreuses.
Bjorn est le dieu, le roi humain,
Des animaux sans exception.
Ils l’aiment et lui mangent dans la main,
Lui vouent une singulière passion.

(Poème à la gloire de Bjorn, ami des animaux)

Le feu brûle en mon cœur.
Ce feu est un bonheur,
Ce feu est un malheur :
Je ne sais plus que penser
De ma douce fiancée…

(Chanson d’amour entonnée par Runolf)

La mort est une amie
Pour Olaf le Perdu
Elle est un peu sa mie
Elle est un peu son dû
Sa récompense à lui
Que l’amour a déçu.

(Poème anonyme)

Le destin est un fardeau
Lourd sur les épaules de l’homme.
Il plie, notre pauvre dos.
Sommes-nous des bêtes de somme ?

(Poème anonyme)

Le boulgol me manquera, riche ou pauvre,
et le goût du vieux thé.
Je regretterai le vent, les chevauchées sans but,
l’amour au débotté.
Chagur, fille de Jubkhan, laisse-moi contempler encore
ton grain de beauté !
Son souvenir, je l’emporterai dans la mort,
oui, de l’autre côté.
Ton parfum me hantera, et ton cœur véhément,
et ton souffle fruité.
Sous la forme d’un milan, je viendrai te voir, Chagur,
 par une nuit d’été.
Tes habits ôtés, nous nous colleront l’un à l’autre –
tes habits ôtés !
Aray ! De mes ailes, j’effleurerai sous la lune
ton doux ventre argenté,
Et la steppe tout entière frémira avec nous
sans pouvoir s’arrêter.

(Chant de Tchortchi fils de Butu)

 

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Scalde (poète) islandais

17:29 Écrit par Thomas Lavachery dans ACTU, Poèmes bjorniens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |