01/03/2017

Bio et biblio

Mini bio

Je suis né en 1966, le 11 septembre (on ne choisit pas). Mon père était professeur de pédagogie ; ma mère a d’abord été dessinatrice politique avant de s’occuper d’antiquités. J’ai une sœur adoptive, originaire de Corée, que j’appelle affectueusement mon Péril Jaune. Dans ma maison, quand j’étais enfant, il y avait des livres, des tas de livres, et aussi plein d’animaux : chiens, chats, lapins, chèvres, tortues, furets, tritons et même des singes du Brésil, des ouistitis à pinceaux. Mes parents encourageaient énormément ma créativité. Mes dessins, mes BD et mes premiers petits textes étaient pour eux des trésors. Inutile de dire que leur attitude fut déterminante.

Ma première passion a été la bande dessinée. Je suis belge, n’est-ce pas, et la moitié de mes copains dessinaient ou auraient voulu le faire. Franquin (Gaston Lagaffe) était notre Dieu. J’ai appris l’art de la BD en allant montrer mes planches à un type adorable, un dessinateur qui vivait dans mon quartier : Albert Blesteau. C’est un Breton ; il était venu au pays des frites pour travailler avec Peyo (les schtroumpfs). Quand Albert est retourné dans sa Bretagne, j’ai changé de « prof » ; c’est Daniel Kox, autre type super sympa, qui m’a donné des conseils. Lorsque, à 18 ans, j’ai commencé à publier des planches dans le journal Tintin, j’ai réalisé que je voulais devenir romancier. Je pense que ce changement est dû avant tout à la lecture du Quatuor d’Alexandrie, de Lawrence Durrell, aussitôt suivie par celle de la correspondance de Durrell et Henry Miller. Je me suis identifié à ces hommes-là, qui ont détrôné Franquin et Hergé dans mon panthéon personnel. Voilà. Mais avant de publier mon premier roman, Bjorn le Morphir, avant d’être en mesure de d’écrire un texte qui tienne un peu la route, il m’a fallu des années et des années, pendant lesquelles j’ai fait un tas de choses : étudier l’Histoire de l’Art, servir dans des restaurants, lire et lire et lire encore, manger, dormir, jouer dans des films de pirate, élever des tritons géants, réaliser des documentaires, enseigner le tango à des argentins, épouser Nathalie et avoir deux garçons (Jean et Simon), réfléchir, glander, rédiger de mauvais textes, déprimer à cause de ça, visiter la Mongolie Extérieure, poser nu pour des calendriers, jalouser Jim Harrisson, enseigner (très mal) la géographie... (Certaines de ces informations sont fausses).

Je n’avais pas prévu d’écrire des romans jeunesse. Bjorn le Morphir est une histoire que j’ai racontée à Jean, mon aîné, durant plusieurs soirées. Personnellement, je lis peu de fantastique, aussi étrange que cela puisse paraître. Sans Jean, je n’aurais jamais inventé Bjorn et je n’aurais sans doute pas commencé ma carrière d’écrivain par un récit fantastique. Je peux donc le remercier, mon fiston. Dieu sait quelles sottises ennuyeuses j’aurais été capable de pondre si je n’avais pas eu d’enfant ? Imaginez un livre sans combats, sans trolls et sans dragons… Pfu !

 

Portrait de bibi par jean

Le père de Bjorn vu par le fils du père de Bjorn

 

Michael Klein!

L'une de mes planches dans le journal Tintin. Mon héros, Michael Klein, était une star hollywoodienne à tête de reptile...

 

Et comme certains lecteurs me demandent aussi une bio plus "sérieuse", la voici :

Thomas Lavachery est né en 1966 et vit à Bruxelles. Il s’est d’abord lancé dans la bande dessinée, publiant ses premières planches, à dix-huit ans, dans le magazine « Tintin », avant d’adapter en dessin la série d’animation « Téléchat », de Roland Topor. Il a ensuite étudié l’Histoire de l’art à l’Université libre de Bruxelles, suivant en cela les traces de son grand-père Henri Lavachery, conservateur de musée, archéologue et amoureux des arts premiers. Après ses études et quelques années de petits boulots divers et variés, Thomas Lavachery est entré chez Y.C Aligator film en tant que conseiller littéraire. C’est par ce biais qu’il en est arrivé au documentaire, d’abord comme script doctor, et puis comme réalisateur. Il est l’auteur de deux films : « Un monde sans père ni mari », sur les Mosos, une ethnie chinoise ignorant le mariage, aux mœurs sexuelles très libres, et « L’Homme de Pâques », retraçant l’expédition scientifique menée par son grand-père à l’île de Pâques dans les années 1930. C’est en 2002 qu’il a écrit « Bjorn le Morphir », roman fantastique inspiré d’une histoire qu’il racontait le soir à son fils Jean. Publiées à l’Ecole des loisirs, les aventures de Bjorn le Viking comptent 7 tomes à ce jour. Thomas Lavachery, qui a obtenu le Prix Sorcières en 2006, a également fait paraître deux albums pour enfant dont le héros est Jojo le singe. Membre du Jury de la littérature de jeunesse (Fédération Wallonie-Bruxelles), il anime un séminaire à l'Université Charles de Gaulle (Lille 3) : Pratique de l'écriture pour la jeunesse, cela dans le cadre d'un master intitulé « Métiers de la littérature jeunesse. »

Bibliographie :

Bjorn le Morphir, Paris, L'Ecole des loisirs, coll. Médium, 2004.

Bjorn aux enfers I : Le prince oublié, Paris, l’Ecole des loisirs, coll. Médium, 2005.

Bjorn aux enfers II : La mort du loup, Paris, l’Ecole des loisirs, coll. Médium, 2005.

Île de Pâques 1934, deux hommes pour un mystère, Bruxelles, Labor, 2005 (récit historique).

Bjorn aux enfers III : Au cœur du Tanarbrok, Paris, l’Ecole des loisirs, coll. Médium, 2006.

Bjorn aux enfers IV : La reine bleue, Paris, l’Ecole des loisirs, coll. Médium, 2008.

2 pouces & demi, Bayard, coll. MilléZime, 2009.

La colère des MacGregor, Bayard, coll. Estamplille, 2010 (roman écrit en collaboration avec une classe de CM2).

C'est l'aventure ! Paris, l’Ecole des loisirs, coll. Médium, 2010 (recueil collectif de nouvelles).

Jojo de la jungle, Paris, l’Ecole des loisirs, 2010 (album pour enfant).

Bjorn le Morphir, Paris, L'Ecole des loisirs, coll. Médium, 2010 (réédition illustrée, nouvelle couverture).

Bjorn aux armées I : Le jarlal, Paris, L'Ecole des loisirs, coll. Médium, 2010.

J'irai voir les sioux, Paris, L'Ecole des loisirs, coll. Archimède, 2011 (album pour adolescents).

Padouk s'en va, Paris, l’Ecole des loisirs, 2011 (album pour enfant).

Bjorn aux armées II : Les mille bannières, Paris, L'Ecole des loisirs, coll. Médium, 2012.

Trois histoires de Jojo de la jungle, Paris, L'Ecole des loisirs, coll. Mouche (grand format), 2013.

Itatinémaux, Bruxelles, Editions Aden, coll. Rivière de cassis, 2014.

RamulfParis, l'Ecole des loisirs, coll. Médium Grand Format, 2015.

Tor et les gnomes, Paris, l'Ecole des loisirs, coll. Mouche, 2015. 

Tor et le troll, Paris, l'Ecole des loisirs, coll. Mouche, 2015. 

Roussette et les Zaffreux, Bruxelles, Pastel, 2016.

Ma famille verte, Bruxelles, Pastel, 2017.

Tor et les garnements, Paris, l'Ecole des loisirs, coll. Mouche, 2017.

Adaptation BD de la saga bjornienne, en collaboration avec Thomas Gilbert :

Bjorn le Morphir, Casterman/l'Ecole des loisirs, 2009.

Bjorn le Morphir 2, Casterman/l'Ecole des loisirs, 2010.

Bjorn le Morphir 3, Casterman/l'Ecole des loisirs, 2012.

Bjorn le Morphir 4, Casterman/l'Ecole des loisirs, 2013.

Bjorn le Morphir 1 : Naissance d'un morphir, Paris, Rue de Sèvres, 2015 (réédition).

Bjorn le Morphir 2 : Dans l'enfer des enfers, Paris, Rue de Sèvres, 2015 (réédition).

Bjorn le Morphir 3 : La reine des enfers, Paris, Rue de Sèvres, 2015 (réédition).

Bjorn le Morphir 4 : Les armées du roi, Paris, Rue de Sèvres, 2015.

Bjorn le Morphir 5 : Le choc des armées, Paris, Rue de Sèvres, 2016.

Bjorn le Morphir 6 : L'armée des steppes, Paris, Rue de Sèvres, 2017.

Filmographie :

Eric Blavier et Thomas Lavachery. Un monde sans père ni mari, Y.C. Aligator film, 2000.

Thomas Lavachery et Denis Roussel. L’homme de Pâques, Y.C. Aligator film, 2002.

 

09:54 Écrit par Thomas Lavachery dans T. Lavachery, bio et biblio | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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